KOPPA
VS.
L'ALLANT DE SOI !
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samedi 30 avril 2016

Renversement de pavé

Vert = pas cool ; orange = pas pas cool donc cool.


Vous avez déjà surement entendu l'expression "Tenir le haut du pavé". Au Moyen Âge [illustration 1], l'endroit le plus sûr pour sa nouvelle paire de chaussures était la partie haute de la rue : on évitait ainsi la boue et autres joyeusetés*.

* Cf. : arrivée de Marta et du Docteur dans l'Angleterre élisabéthaine de 1599 (saison 03, épisode 02) : Doctor Who remplit ainsi son rôle premier de série d'apprentissage !

Cependant l'organisation de nos rues a un peu changer (contrairement à l'illustration que j'ai utilisé [illustration 2]) et les chiens, plus que nos propres besoins, font des ravages. Ainsi donc, si autrefois, on avait l'air d'un vrai gentleman en laissant le haut du pavé à une dame, aujourd'hui, c'est l'inverse (dans le cas où les propriétaires ont une semi-conscience citoyenne). 


Vert = pas cool (plissez les yeux : il y a du vert sur les trottoirs) ; orange = mieux. 

Non, la mairie de Brest ne m'a pas payée pour une campagne de Serial Cleaner. C'est juste une idée qui trottait (en autres). 

vendredi 11 décembre 2015

Le Messie

 « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. »

Ensuite, tout le monde connait le topo chrétien : Dieu créé les cieux et la terre, les saisons, les créatures aquatiques et les créatures ailées, les créatures terrestres, incluant l'Homme. Remerciez-moi pour ce résumé, j'ai failli mettre une partie entière de la Genèse (ça fait toujours bien de citer la Bible, même chez les athées -c'est comme citer Nietzsche) !


Bref, arrêtons-nous là et imaginons autre chose. En fait : 
N'IMAGINONS RIEN.
Un Dieu. 
Une Terre. 
Des Hommes. 
Et Rien. 


Actuellement, ceux qui croient en Dieu pensent qu'il existe une vie après la mort. 
Maintenant, imaginez que Dieu nous donne des signes de sa présence et des signes tellement concrets que même moi je ne pourrais pas mettre en doute son existence (hologramme géant dans le ciel, message sur la lune, mystérieux programme spécial à la télé, etc) ; mais que, dans un message : 
1. Il nous informe qu'il est le créateur que tout cela ; 
2. Qu'il nous a donc en effet donné la vie ; 
3. Mais que rien ne nous attends après. 
Ni Enfers, ni Paradis, ni Réincarnation, aucune âme éternelle, aucune mémoire que le temps ne saurait effacer, Rien. Arthur, c'est la crise ! 

La vie ne serait plus UN MOYEN d’accéder a une condition meilleure (la récompense) mais UNE FIN EN SOI. Certains humains croient déjà qu'il n'y a rien ensuite, mais ils sont tout de même minoritaires. Si tout le monde en avait la certitude, nous serions dans un sacré merdier. 


Bien sûr, cet article ne mène à rien. Oui, le titre en lui-même est une blague pour qui connait la vie des koppas sauvages. Bravo ! Vous avez reconnu les gravures de Gustave Doré. Je sais, un article qui commence par la Genèse n'est jamais sérieux !
Mais quand même, ça fait réfléchir : votre vie est un un moyen ou une fin ? Ne faudrait-il aimer d'avantage un Dieu qui ne nous promet rien de plus que nous-même ?
Conclusion : Dieu est un troll. 

dimanche 29 novembre 2015

Le dilemme de l'habile ou Pascal et le Nutella

Résumé personnel Sellier 124-126 des Pensées de Pascal

Revenons sur l'article précédent Un blog, Pascal et un rasoir [deuxième partie] (dont est tirée l'illustration ci-dessus) dans lequel j'élargis l'idée de Pascal sur le peuple/les demi-habiles/les habiles à la société actuelle, et plus précisément aux normes esthétiques (et encore plus précisément à l'épilation). 

Après avoir pris comme exemple de l'épilation, je concluais en exposant le dilemme de l'habile : 
- rester un habile et fermer les yeux (parce que c'est mieux pour la société -guerre civile !) ;
- se révolter et devenir un demi-habile (parce que c'est mieux pour le respect de soi -justice !).

« Le plus grand des maux est les guerres civiles » (Laf. 94, Sel. 128)

Pascal avait peur de la guerre civile mais Pascal ne vivait pas à la même époque que nous. Nous sommes tous, dans certains domaines (je reprends Pascal à ma sauce) des habiles (à part quelques ignares et les enfants de moins de 6 ans -je surestime peut être l'humanité). 

Prenons l'exemple du Nutella : après la polémique déclenchée par Ségolène Royal*, plus personne ne peut ignorer (s'il fallait attendre ça...) un fait bien concret qui est que Nutella = huile de palme = déforestation = mauvais**. Pourtant : 
« Chaque seconde, on mange 2,7 kilos de Nutella, soit 230 tonnes de Nutella par jour en France. Autrement dit, chaque année il se consomme 84 000 tonnes de Nutella dans l'hexagone, 26% du total mondial ! » (Consommation de Nutella en France)
« Chaque seconde, 9,5 kilos de Nutella sont engloutis par les consommateurs dans le monde, soit 300 000 tonnes par an. [Qui] pourtant [est] composé à 60% d'huile de palme et de sucre [...]. » (Consommation de Nutella dans le monde)
Les habiles connaissent ce raisonnement (ainsi que le suivant : Nutella = 60% d'huile et de sucre = mauvais pour la santé) mais cela n'empêche pas les ventes de continuer. 

Alors que les habiles, dans les Pensées de Pascal, respectaient l'ordre politique et social en place dans l’intérêt commun, les mangeurs de Nutella, habiles par leur savoir, ne respectent l'ordre économique mondial que dans leur propre intérêt dérisoire : manger du Nutella. 
Les multinationales ont remplacé la noblesse. 

La question du savoir et de ses responsabilités se pose alors. Bonne chance. 

* premier nom politique à apparaître sur mon blog (si mes souvenirs sont bons). 
** cependant attention aux idées reçues (j'ai moi aussi été surprise) : je vous laisse vous renseigner sur l'encyclo-ecolo (dommage, cependant, pour le manque de références directes -ce qui n'empêche pas de réfléchir). 

Illustration de la crème de l'iceberg (parce que crème = dessert = cerise)
Collage Julie Morel et Canopé

Un blog, Pascal et un rasoir [deuxième partie]

Yolo les asticots !

Choses promises, choses dues. Après un Nouveau départ (quel jeu extraordinaire sur le titre !), me revoilà pour la deuxième partie de Un blog, Pascal et un rasoir ! Deuxième partie qui aurait dû sortir il y a quelques temps déjà mais un accident inexplicable a retardé la chose. Le voila donc tout nouveau tout neuf, motivé par une soirée bien arrosée ! 


DEUXIÈME PARTIE



Désolé les pupes, mais il va falloir commencer par du lourd : le peuple, les demi‑habiles et les habiles selon Pascal*. Quoi ?! Pascal parle de la dernière technique de l'épilation au laser et de la douceur de la pâte au sucre dans Les Pensées ? Non. Mais alors pas du tout. 

* En réalité, nous ne suivrons pas les pensées de Pascal jusqu'au bout puisque nous n'aborderons pas le côté religieux de la question (avec les dévôts et les chrétiens parfaits).
« Gradation. Le peuple honore les personnes de grande naissance. Les demi‑habiles les méprisent, disant que la naissance n’est pas un avantage de la personne, mais du hasard. Les habiles les honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. » (Les Pensées de Blaise Pascal, [LG 83 / Laf 90])

Pascal propose ici trois catégories :
  • LE PEUPLE : « Le peuple représente le degré [...] de la naïveté [...] : il croit fermement que les lois de son pays sont essentiellement justes (en général il n’en connaît pas d’autres), et que les "personnes de grande naissance" sont d’un caractère véritablement supérieur à la masse. »
  • LES DEMI-HABILES : « les demi‑habiles sont des "esprits déniaisés", qui ont compris qu’entre être et paraître il n’y a pas de liaison nécessaire. [...] Mais le demi‑habile en conclut immédiatement qu’il faut mépriser les grands de naissance, puisque leur valeur n’est pas nécessairement à la hauteur de leur situation. [...] En fait les demi‑habiles ne sont qu’à moitié habiles, parce qu’ils ne voient qu’un côté du problème : ils ignorent ou ne veulent pas savoir qu’ils ne valent souvent pas mieux que les grands qu’ils méprisent, ou que les lois prétendument justes qu’ils veulent établir sont tout aussi arbitraires que celles qu’ils veulent supprimer. »
« Il faut avoir une pensée de derrière, 
et juger de tout par là, en parlant cependant comme le peuple. » (LG 84 / Laf 91)
  • LES HABILES : « Les habiles ont en commun avec les demi‑habiles de dissocier l’être et l’apparence : ils savent eux aussi qu’il n’y a pas de rapport entre la situation sociale et la nature personnelle des grands. Mais ils n’en concluent pas pour autant que ceux-ci sont méprisables. Leur pensée est plus complexe. [...] Ils gardent donc pour eux le jugement qu’ils font des grands, [...] et sans considérer les princes comme naturellement supérieurs, [...] ils accordent aux grands de naissance les marques de respect social que demande leur condition, mais sans y attacher d’estime intérieure. [...] Cette attitude est inspirée par l’intérêt bien compris : l’attitude des habiles, contrairement à celle des demi‑habiles, tend à préserver l’ordre social en place, afin d’éviter les guerres civiles. »
« Le plus grand des maux est les guerres civiles. » (LG 87 / Laf 94)



Vos petits yeux ébahis !

Déjà ce n'est pas l'air folichon et en plus quel est le rapport avec l'épilation ? Aucun directement : nous allons réfléchir par analogie. Et si nous imaginions que "les personnes de grande naissance" = l'épilation ! 
« Le peuple honore l’épilation. Les demi‑habiles la méprise, disant que cette pratique esthétique n’est pas inhérente à la société, mais un hasard. Les habiles l'honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. »
Alors :
  • LE PEUPLE : ne pense pas (j'ai fait court pour ne pas faire insultant). 
  • LES DEMI-HABILES : ont compris que l'épilation est une pratique dégradante imposée par la société et la méprise. 
  • LES HABILES : ont compris que l'épilation est imposée par la société et s'épilent quand même (pour éviter la guerre civile).

Maintenant, un petit interview de vous à moi par moi :

VOUS : Je m'épile, je ne vois pas ce que je fais de mal. Pourquoi te retiens-tu de m'insulter ? 
KOPPA : Peuple, réfléchissons et soyons francs : l'épilation n'est pas un acte naturel (puisque autrement vous admettez qu'une femme ne peut être belle par nature) ni un acte de bien être (en fait, c'est de la mutilation -cf. déf. du cnrtl : "ablation accidentelle ou volontaire, retranchement d'un membre ou d'un organe externe qui cause une atteinte grave et irréversible; résultat de cette action"). 

VOUS : N'est-ce pas exagéré de parler d'une guerre civile ? 
KOPPA : Si. Mais Pascal m'a toujours fait rire avec sa guerrecivilophobie (même si en fait ce n'est pas drôle) alors j'ai décidé de garder cette partie pour l'article. 
Je tiens quand même a préciser que certains ont réfléchis au lien entre le patriarcats et l'épilation féminine. 

VOUS : Mais alors... Vous êtes une demi‑habiles ? 
KOPPA : Malheureusement, mon cas est également perdu. Mon regard esthétique s'est déjà formé : je réfléchis mais je ne fais rien (je suis une habile à tendance flexi-demi). J'espère que notre génération prendra conscience du mal que nous nous faisons et que la prochaine génération sera formée de demi‑habiles, prêtes à renverser l'ordre esthétique.


Pour aller plus loin (et devenir au mieux une demi-habile, au moins une habile) :

jeudi 27 août 2015

Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Princesse sans Prince

« Quelle place est assignée aux filles ? » se demande Sandra Rieunier-Duval dans l'instroduction de Publicité, dessins animés : quels modèles pour les filles ? un article de Nouvelles Questions Féministes « Quel visage "moderne" est donné au sexisme ? Quels modèles proposent les héroïnes ? »
C'est à travers ces questions que je vais essayer de vous faire comprendre pourquoi j'ai regardé les 5 saisons de My Little Pony (il faut bien ça pour se justifier) en deux articles. 
En effet, dans un premier temps, je m’intéressai aux modèles proposés par les héroïnes (comme vous pouvez le constater, je suis parfaitement les interrogations exposées ci-dessus), puis je me focaliserai sur Spike, le personnage masculin principal de ce dessin-animé, pour essayer de comprendre s'il n'est pas écho à la condition des femmes au XXème siècle. 


« QUELS MODÈLES PROPOSENT LES HÉROÏNES ? »

Je pense que la réponse se trouve dès le générique (stratégique). En effet, celui-ci présente les caractéristiques des ponettes principales : intelligente/curieuse, courageuse, joyeuse, innocente, forte et gentille. 
♪♫ TWILIGHT SPARKLE - Je me demandais ce qu'était l'amitié
Puis avec moi vous l'avez tous partagé :
RAINBOW DASH - De grandes aventures
PINKIE PIE - Pleines de joie,
RARITY - Un immense cœur pur,
APPLEJACK - Et fort à la fois
FLUTTERSHY - Un brin de tendresse,
TWILIGHT SPARKLE - Ce n'est pas bien complexe
Un tour de magie et c'est parti !
/L'amitié est la magie qui nous unit !/ ♪♫
Ce mélange de qualités basiques (Un immense cœur sprantanquant ♪♫ ?) fait écho aux propos de Sandra Rieunier-Duval lorsqu'elle dit : 
« Certains personnages semblent définitivement catalogués comme ringards. Ainsi des princesses absolument belles, bonnes, gracieuses et délicates (La Belle au Bois-Dormant, Cendrillon…), ainsi des jeunes filles bien élevées, promptes à materner le tout-venant (Blanche-Neige, Wendy dans Peter Pan…). 『Le temps est aux héroïnes qui agissent et qui pensent』: Mulan à la guerre, Jane dans une expédition scientifique. 『Leur intelligence est un élément clé du personnage』, alors que ce n’était jamais le cas précédemment. Voilà des personnages de filles qui semblent aussi débarrassés des scories habituelles d’une féminité caricaturale : 『elles ne sont pas ridiculement peureuses』, 『ni absurdement coquettes』 ou 『capricieuses』. 『Elles n’ont plus rien de passif non plus』, et 『elles savent se défendre』. [...] En fait, l’une des principales nouveautés réside dans 『l’abandon d’une sorte d’idéalisme mièvre qui faisait des héroïnes des êtres toujours gracieux, souriants et calmes』. Les filles ont gagné le droit à l’inélégance. »

Le groupe principal de My Little Pony est composé de six ponettes (deux poneys terrestres, deux licornes et deux pégases) très différentes les unes des autres et dont les caractères s'opposent. Ainsi on peut opposer 『TWILIGHT SPARKLE』 et 『PINKIE PIE』 sur le séreux avec lequel elles font face aux événements ; 『RAINBOW DASH』 et 『FLUTTERSHY』 pour l'expression de leur courage   ; 『APPLEJACK』 et 『RARITY』sur le thème de la féminité.  

Dès le premier épisode, c'est la curiosité intellectuelle (la lecture de ses livres l'histoire) qui va mener 『TWILIGHT SPARKLE』 à Ponyville. Elle tentera d'arrêter la jument Séleniaque en utilisant les éléments d'harmonie* et sauver Equestria. Elle finira par habiter dans la bibliothèque. Je crois que le message est assez clair : elle "pense et agit".

Cependant, 『TWILIGHT SPARKLE』 ne vient pas de son plein gré à Ponyville mais y est envoyée par la Princesse Célestia pour se faire des amies. Elle rencontre donc plusieurs ponettes comme 『RAINBOW DASH』 , un ponette sportive, vantarde et courageuse. Elle représente selon moi le ponette (à remplacer par "femme") libre de toutes obligations (bien qu'elle ait un travail, elle l’exécute toujours très rapidement grâce à ses capacités) ce qui est symbolisé par ses ailes et sa vitesse (sa marque de beauté est un éclaire multicolore rouge-jaune-bleu sortant d’un nuage blanc).

『APPLEJACK』, elle, est une arboricultrice fruitière : elle porte toujours un chapeau de cow-boy, parle comme un cow-boy et s’occupe de la cuisine et du travail de la ferme. En fait, on découvre au fur et à mesure que c'est elle qui dirige sa famille. Bien que son travail soit au centre de sa vie (l'importance de la Ferme de la Douce Pomme constitue l'intrigue de plusieurs épisodes), il reste son moyen d'indépendance et la ponette devient donc une figure qui s'oppose au modèle patriarcal.

Contrairement à 『APPLEJACK』, 『PINKIE PIE』 ne vit que pour le loisir. Je ne sais pas vraiment quoi dire d'elle (mis à part qu'il s'agit de mon personnage préféré). Passons (si vos connaissances en MLP peuvent compléter cet article, faites-vous plaisir). 

Lorsque j'ai commencé à écrire cet article, je pensais que 『RARITY』 et 『FLUTTERSHY』 seraient les ponettes qui me poseraient problème par rapport à la thématique abordée (mais je crois que j'ai été influencée par mes propres sentiments vis à vis d'elles) : les héroïnes modernes. Pourtant, en y réfléchissant, même si 『RARITY』 est la ponette la plus coquette du groupe avec son goût immodéré pour le luxe, on peut la voir comme une business woman moderne et indépendante. En effet, dans certains épisodes, elle ira même jusqu'à faire passer sa carrière avant ses amies et sa famille. 

Quant à 『FLUTTERSHY』, même si elle apparaît comme une ponette peureuse et timide, on apprend qu'elle a délaissé son rôle de pégase pour vivre en tant que poney terrestre afin de faire ce qu'elle désirait vraiment. Ca revient à laisser tomber sa carrière ultra branchée pour aller élever des chèvres dans le Larzac à Équestria !

Mi-humaine mi-Pinkie Pie

Enfin, comme un vrai groupe de féministes, elles savent s'unir pour 『se défendre』. 
Comment ? Grâce aux éléments d'harmonie (ouais... C'est bo).
De qui ? (me demanderont ceux qui n'ont pas vu la série) On peut recenser plusieurs ennemis au fil des épisodes mais l'important n'est pas là. L'important se situe dans le fait que la série tourne autour de l'amitié et des pouvoirs qu'elle donne aux héroïnes lorsqu'elles s'unissent. Aucun des épisodes ne tourne autour d'une intrigue amoureuse* et aucune de ces ponettes n'est mariée/fiancée/engagée.

En fait, on peut remarquer, surtout dans les premiers épisodes, un rejet des personnages masculins (sauf Spike, mais c'est une autre histoire**) : 
➜ d'un côté, la souveraine d'Equestria est mise en avant (ainsi que l'héroïne et ses amies) ;
➜ d'un autre, les premiers poneys mâles à apparaître ne servent qu'au transport (des poneys tirés des poneys -ou la possibilité d'une boucle infinie) et ne parlent pas. Le personnage masculin le plus récurrent, McIntosh, le frère de Applejack, ne se contente que de dire "eeyup" ou "nnope".  

En fait, dès le troisième épisode, les Princesses (toutes célibataires sauf une -s02) incarneront le bien tandis que plusieurs figures masculines vont représenter le mal. On peut les considérer comme des alter ego des Princesses car ils ont pour nom/titre : roi Sombra***, Lord Tirek**** et Prince Blueblood (le bellâtre)*****.

* à trois exceptions faites (de mémoire).
** Cf. deuxième article.
*** roi Sombra : ancien dirigeant et tyran de l'empire de Cristal et principal antagoniste de la saison 3. 
**** Lord Tirek : centaure mâle et le principal antagoniste de la saison 4. 
***** Prince Blueblood : oui, enfin un Prince, il passera cependant du fantasme à personnage à fuir dans La Meilleure Nuit de tous les temps, le dernier épisode de la s01.


Le poney est donc exclu de l'univers de My Little Pony, faisant des héroïnes des Princesses sans Princes. Les personnages quittent l'image « des princesses absolument belles, bonnes, gracieuses et délicates » sans retomber dans celle de la mère* (c'est un dessin-animé pour enfants tout de même) ou de l'enfant : les héroïnes sont des ponettes accomplies, chacune à leur manière, qui proposent différents modèles mais auxquels elles ne se cantonnent pas : Pinkie Pie doit devenir responsable  dans le 13x2, Fluttershy fait face à ses responsabilités de Pégase dans le 22x2, etc. Bref, dans leur difficultés, elles « gagn[ent] le droit à l’inélégance ».

* la maternité n'est presque pas présente dans MLP, à peine évoquée dans un épisode : on voit rarement des parents ou des bébés.

Dans ma lancée, j'aurai pu aborder la question du rejet du genre social déterminé (via Applejack et Rarity ou encore les autres personnages secondaires), de la monarchie (mais quelle est donc cette fascination pour la monarchie ?!), de la boucle temporel (c'était ton destin !),... mais mon blog n'est pas entièrement consacrer à MLP. Par contre, je vous invite à lire Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Le cas de Spike (bientôt dans vos librairies) ainsi que mon article sur les Totally Spies! (ou la tragédie du point de vue des Dieux) : WOOHP ou mont Olympe ?. 

lundi 24 août 2015

Notre société va-t-elle vers la tapettisation ?

Oui. OMG ! Comment j'ai pourri le Groove de l'Empereur je vous ai spoilé la fin de l'article ! 
Je faisais des recherches sur le féminisme (pour mon article Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Le cas de Spike) lorsque je suis tombée sur une vidéo intitulée : "Féminisme et tapettisation" (j'ai dû lire la description de la vidéo pour être sûre de comprendre). 
Note pour vous : toujours attendre avant de juger un article à son titre (sauf en cas d'attaque de zombies : n'attendez jamais, le mouvement c'est la vie). 

« La tapettisaquoi ? »

Non, la tapettisation [n°1] n'est pas un virus quelconque qui vous forcerait à applaudir jour et nuit jusqu'à ce que mort s'en suive (inflammation des mains - amputation à la hache* dans un cabane trop glauque - infection - mort dans d'atroces souffrances, dans la même cabane**).
Non, la tapettisation [n°6] n'est pas non plus un virus vous forçant à parler jusqu'à ce que votre langue, bien pendue, enfle. Mort par asphyxie.
En fait, suite à des recherches intensives sur www.doctissiboulot.nihil.com, j'ai fini par comprendre que la tapettisation désigne le fait de devenir une tapette. Ceci explique mes nombreuses erreurs car en premier lieu, qu'est-ce qu'une tapette ? Je dois avouer que malgré mon article dédié aux insultes, je n'ai pas de définition précise en tête ! 

# DÉFINITION : 
Tapettisation vient de l'ajout du suffixe -isation, qui désigne un changement d'état (marque l'action), au nom "tapette". Tapettisation serait donc une transformation en tapette (ce que nous savions déjà grâce à www.docticiboulot.nihil.com) !
Selon le Larousse : "tapette" désigne, de façon péjoratif, un homme homosexuel. 
Notre question initiale reviendrait donc à :

LA SOCIÉTÉ VA-T-ELLE VERS L'HOMOSEXUALISATION*** ?

Bulk Biceps de MLP

* Se couper les deux mains à la hache... Est-ce seulement possible ?
** Moralité : mais pourquoi vous êtes-vous entêtez dans cette cabane super glauque ?!
*** Homosexualisation : je pensais que le terme n'existait (mon correcteur d'orthographe est d'accord avec moi) pas mais internet est formidable.

Mais pourquoi avoir utilisé le mot "tapette" plutôt qu'"homosexuel" ?

# KOPPA MENE L’ENQUÊTE : 
- Notre premier indice vient de l'effet recherché : "tapette" est directement lié à un vocabulaire vulgaire et péjoratif tant dis qu'homosexuel est neutre. Mais ne peut-on pas penser qu'un abonné de www.doctissiboulot.nihil.com considérera "homosexuel" comme étant déjà une insulte ? Ce premier indice ne tient donc pas vraiment la route. 
- Notre deuxième indice réside dans la valeur donnée au mot "tapette". En effet, nous avons noté que cette insulte s'adresse particulièrement aux hommes et de façon péjorative. Par expérience, je sais que l'insulte fuse généralement après un effort physique raté (ou quelque chose y ressemblant, ou n'importe quoi en fait ! "Tapette" semble être l'insulte par excellence remplaçant le "fillette" traditionnel*). Il y a donc une remise en cause de leur force physique donc de leur virilité. 

# DÉEFINITION :
Selon Cnrtl, la virilité désigne : 
→ « Ensemble des attributs, des caractères physiques de l'homme adulte » = énergie et courage ; 
→ « Ensemble des qualités (fermeté, courage, force, vigueur, etc.) culturellement attribuées à l'homme adulte » = caractère masculin (note : il faut donc être machiste pour utiliser l'insulte "tapette" puisque ce qui n'a pas caractère masculin est par déduction féminin -or "tapette", se rapprochant du féminin, est une insulte*) ;
→ « Ensemble des attributs virils, sexe masculin » = capacité d'engendrer. 
Le Larousse est plus concis mais Cnrtl est tellement plus drôle !

# L'ENQUÊTE CONTINUE : 
Le modèle tapette s'opposerait donc à l'homme viril, au vrai. 
Mais réfléchissons : ce modèle "homme viril" ne s'est pas construit par rapport au modèle "homme tapette" mais par rapport à un modèle féminin. "L'homme viril" est le contraire du modèle "femme ultra féminine" (je ne connais d'équivalent féminin à "viril" alors "ultra" fera l'affaire). Or, ce modèle de "femme ultra féminine" n'est-il pas désuet ?
Le modèle "homme viril" étant le reflet masculin du modèle "femme ultra féminine" (dans une société machiste), le déclin de l'un devrait entraîner la disparition de l'autre.
Finalement, plus qu'une question d'orientation sexuelle, les conservateurs s'inquiètent pour la survie de deux espèces périmées**. 

* Remplacer "fillette" par "tapette" : est-ce une sorte de conscience féministe ratée ou juste un effet de mode ?
** "Périmés" : je cherchais un synonyme de "désuet" mais Cnrtl m'a sorti une perle !
*** Bulk Biceps : est un très gentil personnage dans MLP. Je m'en voudrais presque d'avoir utilisé son image pour cet article.

Bulk Biceps*** de MLP

# NOTRE SOCIETE VA-T-ELLE VERS LA "TAPETTISATION" ?
Oui (enfin, je l'espère), si l'on réfléchit comme des conservateurs qui ne relient pas forcement le terme "tapette" à celui d'"homosexuel" mais plutôt à une idée de "dévirilisation (machiste)" (cf. Hélène Périvier : « Notre modèle social actuel, c’est M. Gagne-pain et Mme Au Foyer »). 
Non, si l'on reconnait que tapette est une insulte désignant les homosexuels. Y a-t-il plus d'homosexuels aujourd'hui qu'avant ? Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un phénomène de mode. 

# LA "TAPETTISATION" EST-ELLE UNE BONNE CHOSE ?
Oui, si l'on considère que si les conservateurs d'un genre dépassé ne sont pas contents par la tournure que prend les choses... c'est que nous sommes sur la bonne voie !
Non, parce qu'utiliser le mauvais terme (une insulte de surcroît) pour décrire un phénomène de société est une erreur (cf. erreur : qui vient de l'ignorance). 

jeudi 20 août 2015

Le Nail art ou la crise existentielle

Je commence doucement ma rentrée personnelle sur la blogosphère avec un article qui, si vous le lisez, sera un tournant dans la vie de vos doigts : l'équivalent des Grandes Découvertes mais à l'échelle de votre corps. (Il faut toujours que l'introduction soit accrocheuse -quitte à ce qu'elle soit mensongère).    

/Prendre la voix de Jean-Claude Ameisen/ Dans un poème écrit en 1910, l'écrivain britannique Rudyard Kipling nous livre une leçon de vie : 
« Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie,
Et te mettre à rebâtir avec des débris :
[...] Sans un soupir tout perdre et tout recommencer ;
Si tu sais maîtriser ton cœur, tes nerfs, ton corps »*
... Alors tu as la patience nécessaire au Nail art. 

Perdre du temps, de l'argent, du temps, de l'argent... A nouveau. Et tout recommencer. Car oui, le Nail art est éphémère. Enfin du peu que j'en sache, mais cela me parait être une évidence. Et c'est dans cette même ignorance que je me suis demandée : 

MAIS POURQUOI LE NAIL ART ?

Oui, cette question est passée prioritaire par rapport (attention spoilers) à l'urbanisme et les zombies, l'importance du symbole, ou encore le monde de la fée Clochette ! Ne croyez pas que c'est la première fois que je m’intéresse à ce qui est "in" comme le montre mon article people ou encore l'exposition de mes théories sur la blogosphère (qui reste un monde très mystérieux à me yeux -cet article lui est d'ailleurs dédié). 

Prenons un exemple que je maîtrise (moi) :
Je suis une tête. 
Je ne veux pas dire par là que je suis une intellectuelle chevronnée mais plutôt que je regarde rarement mes mains en me disant qu'elles ont pris une bonne décision (et il en va de même pour mon ventre -même si je sais qu'il contient un grand nombre de neurones ce qui le rapproche plus de mon cerveau que mes mains). 
Le monde que je perçois trouve son point de départ au niveau de ma tête (4 sens sur 5, c'est déjà pas mal). Bref, ma tête et le reste de mon corps entretiennent des relations cordiales, voire complices, mais j'ai un peu de mal à les considérer comme un ensemble uni. Regardez votre propre main : c'est une extension de votre tête par le cou qui obéit à votre cerveau (notons au passage que je n'accorde aucun salaire à ma main, pas même le smic) ! Si cela peut vous aider à mieux comprendre, ayez en tête l'image d'une pieuvre. 

Exactement comme cette superbe illustration** en fait !
Je m'applaudis moi-même pour le collage.

Bref, à chaque changement corporel que vous effectuez (du tatouage à la simple épilation), vous changez selon votre désir (du moins sous votre action) : VOUS VOUS APPROPRIEZ VOTRE CORPS. 
Question écrite en majuscule, réponse également, cette article pourrait en rester là. Mais que ferait-on alors de la crise existentielle présente dès le titre ?!


Il y a quelque temps j'ai remarqué un engouement assez marqué sur internet pour le Nail art, en particulier chez les adolescente et les jeunes adultes. Le Nail art semble être plus qu'un simple coup de vernis à ongle mais clairement une revendication identitaire (pas d'article sans exagération) !

J'ai donc commencé par me renseigner sur les rapports qu'entretiennent les adolescentes avec leur corps : « l’adolescence est une période de transition entre l’enfance et l’âge adulte qui commence après la puberté. Cette dernière est marquée par de nombreux changements, physiques et psychologiques »***. Qui suis-je ? se demande l'adolescente dans sa "quête identitaire". Ma main est-elle ma main ? A qui sont ces doigts qui sifflent sur ma tête ?

“Bad day” by Sholim

Face à un corps étranger, ils (avez-vous déjà vu un mâle avec les ongles peinturés ?) elles cherchent leurs repères, signe qu'il est bien le leur. 

S'emparer de son corps ou vivre avec un étranger. 
Le Nail art ou la crise existentielle. 

Voila les choix qui s'offrent aux adolescentes. S'approprier son corps jusqu'au bout des doigts serait donc la solution retenue pour faire face à une crise identitaire qui les guette toujours. 
Vous qui avez dénigré le Nail art, vous qui avez ri de lui... sachez que le Nail art n'est pas qu'un loisir fashion ! Levez-vous Nailarteuses ! Dressez vous sans relâche jusqu'à ce que les moutons deviennent des lions****. Car il fait figure d'un rappel permanent au contrôle que nous avons sur notre corps ! De plus, c'est un art qui permet de créer un espace intermédiaire entre soi et le monde, notre personnalité et l’extérieur, comme le prouve les Nails art à thème selon les saisons et événements. 

Je suis une tête, mais avec le Nail art je serai une tête et des doigts ! Et bientôt avec cette prise de conscience, cette appropriation totale de ce moi de chair qui parait parfois lointain, je serai enfin un corps entier échappant à l'angoisse du questionnement existentielle***** !

Alors, j'ai été convaincante ?!

* A propos du poème : lescitesdor.fr
** A propos de l'illustration : Octopus macr
*** A propos des adolescents : pratique.fr - quels changements à l'adolescence ?
**** Ouais... Je me suis un peu emportée (et M. Des Bois m'a inspirée). 
***** AVERTISSEMENT ! J'utilise un "moi" impersonnel : jamais je ne me risquerais au Nail car échapper au questionnement existentielle c'est échapper au vide infini qui est en chacun de nous. Je ne veux pas que le fantôme de Pascal vienne me hanter. 



vendredi 1 mai 2015

La trilogie du mot [Part 3] Les communautés néologistes

╔ Part 1 ╗
╚ Part 2 ╝

C'est un fait connu : certaines personnes aiment appartenir à une (ou plusieurs) minorité. 
Du coup, au siècle du yolosexuel (la redécouverte des homosexuel/les mais aussi de d'autres modèles -autres que l'hétérosexualité "dominante") les gens en profitent pour marquer leur(s) différence(s). C'est bien, je ne dis pas le contraire. Mais parfois... parfois c'est juste ridicule. Mettre "sexuel" après un mot quelconque pour vous définir ne fera pas de vous des gens formidables ou plus exceptionnels : vous allez juste exprimer avec un mot savant (le mot ?) ce que vous disiez avant en une phrase. 

Une personne chez qui l’intelligence de l’autre provoque une excitation sexuelle - Attirance pour trait de caractère.

Gastrosexuel
"L'homme moderne" - Attirance pour un acquis.
Revoyez vos fantasmes les Jean !

Attirance pour un trait de caractère ou un acquis ? Continuons là-dessus. Dès qu'il y a spécialisation il y a acquis, quant aux traits de caractères... C'est tout et n'importe quoi, pas de quoi en faire des néologismes ! 

Yogasexuel

Mon harem. 

Duvetsexuel
Une personne chez qui le travail manufacturier provoque une excitation sexuelle.

Duvetsexuel
Une personne chez qui la légère pilosité chez autrui provoque une excitation sexuelle (à ne pas confondre avec l'attirance pour les adolescents prépubère).

Mélosexuel
Une personne chez qui la passion pour l'art lyrique provoque une excitation sexuelle.



Borgnesexuel
Une personne chez qui l’absence d'un oeil provoque une excitation sexuelle.

Nasicasexuel
Une personne chez qui le nez pointu provoque une excitation sexuelle.

Hopisexuel
Une personne chez qui les sonorités de cette langue uto-aztèque du Nord provoque une excitation sexuelle.

Dramasexuel
Une personne chez qui le caractère dramatique de la vie provoque une excitation sexuelle.

etc


Et vous, quel yolosexuel(le) êtes-vous ?

Avez-vous déjà été sexuellement attiré(e) par un fabriquant de duvet ?

dimanche 19 avril 2015

Philosophie de notre orientation sexuelle

Je ressors un article resté depuis une bonne semaine en brouillon (sans raison, juste une hésitation) : 

Aujourd'hui je souhaiterai revenir sur l'illusion du dilemme cornélien que j'évoquais en octobre dernier dans "Finite Incantatem ou le choix d'Andromaque" car ma réflexion à le temps d'infuser (elle est donc devenue plus marquée tout comme l'eau est devenue plus trouble -paradoxe ?).
La dernière fois déjà j’évoquais l'idée que notre façon de faire des choix peut autant s'appliquer à l'histoire d'Andromaque qu'à notre orientation sexuelle (je ne vous parle pas du comportement). En d'autres termes : que nous sommes fidèles à nous-même, à la construction de notre monde. 

Dans ce cas, que penser de la pansexualité (que mon correcteur automatique ne reconnait pas) ? 
Contrairement aux autres mouvements, la panseuxalité est « carrément badass » (désolé, ça m'a échappé) ne se caractérise pas par la reconnaissance du sexe ou du genre mais par le refus de la voie. Dans les actes, il n'y a aucune différence entre un pansexuel et un bisexuel car toute la réflexion se situe a priori, dans le dépassement des questions futiles. La pansexualité, c'est « carrément badass » c'est un peu la reconnaissance de l'être avant la reconnaissance de son genre. Plus qu'une orientation, la pansexualité est une philosophie du je-m'en-foutisme. 
En gros : être pansexuel, c'est un peut comme passer par le portail en regardant les autres cogner contre la barrière tout en faisant un doigt d'honneur à la catégorisation.



Et vous, que pensez-vous de la pansexualité ? 
Une récente réflexion m'a amené à faire la différence entre pansexualité et panromantisme (peut-être un futur article), pensez-vous que la pansexualité existe (personne ne sera lapidé pour avoir eu une opinion) ?

vendredi 10 avril 2015

La blogueuse égoïste

- Ou comment j'ai découvert la femme moderne (partagée entre mode, beauté, humeurs, cuisine, décoration, culture, famille et lifestyle) ; 
- Ou comment j'ai testé une nouvelle sphère (la blogosphère) ; 
- Ou comment plein de gens ont souhaité ma présence (ça s'appelle de la publicité flatteuse). 

Essayons d'être scientifiques et mélangeons Darwin et Dawkins autour du même sujet : LES BLOGUEUSES.

◆ Théorie de l'évolution : de la bactérie à la blogueuse ◆

Selon un article du Monde sur la théorie de l’évolution : « l’esprit humain a du mal à accepter le rôle important du hasard et l’absence de hiérarchie dans l’évolution » : il faut arrêter de « concevoir l’évolution comme une augmentation de la complexité ». 

Nous y voila : la blogueuse ultra-connectée, la femme moderne (cf. énumération ci-dessus), n'est pas l'être le plus complexe de l'évolution. Elle n'est pas non plus un être qui transcenderait cette logique puisqu'elle s’inscrit complètement dans le processus de la sélection naturelle. 

Image d'un des livre de Dawkins, je crois.

Étendons-nous un peu sur ce sujet : COMMENT L’ESPÈCE HUMAINE EST-ELLE PARVENU A SURVIVRE ?
[Version simplifiée] En s'étendant, en d'autres termes, en se multipliant. On peut on dire qu'elle a agit comme un tout pour assurer sa propre survie, sans vraiment se soucier des autres espèces. 

Nous voila maintenant à la question centrale : COMMENT UNE BLOGUEUSE PARVIENT-ELLE A SURVIVRE ? 
Sur internet, qui forme un espace venant s'ajouter à la réalité que nous connaissons, on pourrait dire qu'il a chez les blogueuses un renversement d'une partie de cette logique (cf. la question ci-dessus), malgré une continuité dans le processus. En effet, chacun est seul devant son écran donc chacun va avoir tendance à agir dans son propre but uniquement : la blogueuse devient alors une espèce à elle-même devant se multiplier, conquérir des espaces pour survivre, sans vraiment se soucier des autres espèces. 

→ Ce raisonnement qui peut paraître incongrue est en fait l'excuse parfaite pour justifier ce manque d’enthousiasme face à l'échange mais aussi la stratégique mimétique et la publicité (cf. troisième tiret de l’introduction) de certains blogs. 


Et vous, que pensez-vous du comportement des blogueuses ? 
Avez-vous déjà réfléchi à des théories expliquant le mode de vie des blogueuses ?

lundi 6 avril 2015

Si les humains pondaient des œufs à la manière des poules [article spécial Pâques !]

〓 PRÉSENT 〓

• Que sont oeufs de poules (domestiques) ? Les oeufs de poule sont « des ovules, fécondés ou non, recouverts d’une coquille qui sont expulsés » [#]. 
Imaginons que les humains continueraient à se reproduire et procréer normalement et, ainsi, ne pondraient que des œufs non fécondés : manger nos œufs ne pourraient pas être envisagé comme une activité potentiellement criminelle. 

• Si nous continuons à nous calquer sur le modèle "poule", nous pouvons maintenant nous demander quelle serait notre période de ponte. 
Chez les poules [#], la saison de la ponte se caractérise ainsi : 
- meilleure à la fin de l’hiver et au printemps ;
- moindre en été à cause de la chaleur et de la mue ;
- faible en hiver à cause du froid. 
Cependant, on peut penser que notre ponte serait plus constante du fait que nous sommes des animaux d’intérieur exerçant un contrôle sur la température de notre habitat (ça s'appelle le chauffage). En bref, les humains pondraient des œufs toute l'année (notre petit rituel matinal), avec des périodes de plus ou moins grand enthousiasme ! 

J'aurais dû mettre une image de Birdy mais celle-ci (Birdman par Peter Strain)
est plus classe (bien que le lien avec l'article soit moins étroit) .  

〓 PASSÉ 〓

• Allons maintenant plus loin que le présent et tournons-nous vers l'adaptation de notre corps à la ponte. 
Notre chance, c'est que nous avons déjà un anus [#] ! Car si « celui-ci est nécessaire à la défécation » chez les humains, « certaines [espèces] ont un anus utile à la reproduction ou à la ponte des œufs comme les oiseaux et les reptiles ». 
Bien, nous avons donc la "porte de sortie" de notre future déjeuné (ça fait très scatophage dit comme ça), mais avez-vous pensé au reste de notre appareil génital ? A l'infundibulum, au magnum ou encore à l'isthme [#] ?! 

Plusieurs possibilités s'offrent à nous : 
1. une partie de notre anatomie (cf. la question de l'anus ci-dessus) s'adapterait et nous aurions un appareil disponible à la fois pour « évacuer périodiquement les résidus de la digestion » et pour la ponte (nos enfants apprendraient à la faire la différence dès leur plus jeune âge) ;
2. nous aurions un nouvel orifice spécial pour la ponte (et si notre nombril était en réalité... ?!) ;
3. nous aurions un appareil uro-génital. 
Personnellement, je trouve la troisième plus logique mais je ne vais pas m'étendre sur un sujet qui demanderait le temps et l'avis d'un spécialiste. 
Bref, vous l'avez compris, notre corps ne serait pas celui que nous connaissons. 

• Mais pouvons-nous penser que cela aurait eu un effet sur la sélection génétique ? Afin d'« augmenter la quantité d’œufs pondus » nous conseille un site [#], « garder les jeunes poules issues des meilleures pondeuses ». Bien qu'ici cela soit une sélection artificielle par l'homme qui est mise en place, ne pouvons-nous penser que : humain pondant plein d’œufs → humain en forme donc → humain attractif → humain se reproduisant le plus ? Cela me semble largement plausible. 
Ainsi les humains les plus pondeurs seraient ceux à se reproduire le plus et l'humanité aurait donc pondu de plus en plus d’œufs, jusqu'à se stabiliser au stade que nous connaissons, c'est-à-dire à un œuf matinal par jour, pour des raisons physiques (la formation de l’œuf) et sociales (le côté pratique). 


〓 AVENIR 〓

• Nous avons donc envisagé les modifications à l'échelle individuelle, mais que penser d'une société ovipare ? Je me suis un peu renseignée (je n'ai pas trouvé de carte représentant la répartition des poules dans le monde) et il semblerait que les poules soient présente un peu partout [#] sauf dans les zones à températures extrêmes (en gros, vous ne croiserez pas de poules sur la banquise). Donc, des hommes ovipares auraient également conquis l'Asie, l'Océanie, l'Afrique, l'Europe et l'Amérique. No problème man.

• Il aurait-il moins de problème dans le monde ? 
Voici 5 bonnes raisons pour que les humains mangent leurs propres oeufs [#] : 
1. l’oeuf est riche en vitamines ; 
2. l’oeuf peut vous aider à perdre du poids ; 
3. l’oeuf est riche en minéraux essentiels ; 
4. l’oeuf est peu calorique ; 
5. l’oeuf : un allié dans la lutte contre le cancer du sein. 
Et en plus, vous en pondez un chaque matin (je me projette dans le truc là) alors autant en profiter. 

• Manger son oeuf quotidien ferait-il baisser les chiffres de la faim dans le monde ? Rappelons que 805 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, soit 1 personne sur 9 et que la grande majorité des personnes souffrant de la faim vivent dans des pays en développement où 13,5% de la population est sous-alimentée [#]. 
Je pense que dire que manger son œuf quotidien réglerait une partie du problème serait une erreur car l'homme, comme la poule, a besoin d'une alimentation complète et équilibrée pour pouvoir pondre. Nous devrions donc d'abord régler le problème de la répartition alimentaire pour que chacun puisse profiter de son apport en vitamines en minéraux essentiels grâce à son oeuf. Ensemble, agissons. 

• La fin des élevages ovipares : « sur le plan international, la consommation moyenne d’œufs était estimé par la FAO à environ 145 oeufs par habitant et par an en 2005 (230 oeufs par an en France en 2010) » [#]. Donc pondre nos propre œufs résoudraient à la fois les problèmes d'éthique animale [#] mais aussi des déjections avicoles concentrées, généré par l’intensification de l’aviculture. 
La question est maintenant (petite ouverture !) de savoir s'il y aurait un marché des oeufs humains, et si celui-ci ne serait pas aliénant. 

Jade, métamorphose, du site http://www.animez-moi.com/. 

Les anges pondent-ils des oeufs... ?

Et vous, aimeriez-vous pondre des oeufs ?
Que pensez-vous que cela changerait ?