KOPPA
VS.
L'ALLANT DE SOI !
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dimanche 13 décembre 2015

Les abonnés du Messie

L'article suivant est à lire comme un genre de fanfiction** de la Bible. 

« Au commencement » 

Mais au « commencement »* de qui ? Car tout est relatif. 

# PAVÉS DÉJÀ FOULÉS :
Comme je l'exposais avec légèreté dans Rencontre avec les enfants cachés de Dieu, nous ne sommes surement pas la seule planète créée par Dieu !
« Levez la tête et regardez les étoiles, puis regardez encore, au-delà. Quand vous ne pourrez plus rien distinguez dans cette obscurité à force de plissez les yeux, imaginez ce qu'il y a derrière, encore plus loin : l'infini. Et pourtant, aucun mention de l'univers dans la Bible. [...] Pourquoi [Dieu] aurait-il [uniquement] créé une planète, laissant de côté l'énorme possibilité qui l'entourait ? » (Koppa, Rencontre avec les enfants cachés de Dieu -j'aime quand je me cite moi-même)
* dans la Genèse (cet article fait suite à l'article Le Messie écrit précédemment)
** fanfiction :  "récit que certains fans écrivent pour prolonger, amender ou même totalement transformer un produit médiatique qu'ils affectionnent" (wikipedia)

# « DIEU ACHEVA AU SEPTIÈME JOURS SON OEUVRE » PUIS SEMA DES RADIS  :
Peut être que Dieu a créé notre planète en 7 jours, puis s'est ennuyé, puis à créé une autre planète, toujours en 7 jours, puis s'est à nouveau ennuyé, car Dieu est immortel, etc. Après tout, créer un monde, c'est comme cultiver des radis*, il faut : 
- semer les radis // Adam et Eve
- éclaircir les rangs // maladies, catastrophes naturelles, guerres, etc
- arroser régulièrement ;
- puis les récolter et les manger // Attendez... Dieu mange notre âme ?!
* en ce moment, l'onglet info-bible.org côtoie celui de jardiner-malin.fr
Bref, pas besoin d'être là tout le temps, surtout une fois les radis semés. Il en va de même pour l'humanité : pas besoin d'être là tout le temps (Dieu, ce grand absent) ! Le temps libre de Dieu est donc considérable : cela fait beaucoup de 7 jours ici et là pour créer d'autres planètes ! 

Résumons : nous partageons notre Dieu avec d'autres espèces extra-terrestres. C'est beau, j'ai l'impression que nous sommes tous frères et sœurs et que Dieu est notre maman féconde (là, ça devient dégelasse). 

Bravest Warriors

Deux questions se posent maintenant : 

# IRIONS-NOUS TOUS AU MÊME PARADIS ? 
Sans nous égarer dans la théologie, parlons seulement ici d'un paradis céleste comme demeure des âmes après leur mort. 
Ce paradis commun (vive la centralisation) serait finalement tout l'opposé de la Tour de Babel : Dieu, nous ayant rassemblés dans ce haut sommet, nous accorderait la compréhension au-delà de nos différentes langues ! 

# LES EXTRA-TERRESTRES AURAIENT-ILS LA MÊME APPARENCE QUE NOUS ? 
Nous atteignons un point hautement ironique dans cet article. En effet, cet article, proche d'un scénario de roman de science-fiction, se base sur la Bible (no comment) ; et je vais ajouter à cela une petite collaboration entre Darwin et la Genèse : 
1. On pourrait penser que les extra-terrestres nous ressembleraient car « Dieu créa l'homme à son image ». Pourquoi serions-nous des exceptions ? 
2. D'un autre côté, même si « Dieu créa l'homme [et les extra-terrestres] à son image », Darwin, dans l'Origine des espèces, nous explique que des espèces parentes, isolées l'une de l'autres, finissent par évoluer différemment. 
Ressembles ou pas, les deux se discutent donc, même si je préfère imaginer un arc-en-ciel de couleurs au Paradis. 

Bravest Warriors
.
« Bien sûr cet article est une blague (le commencer par la Genèse a du vous mettre la puce à l'oreille). Enfin, une blague intelligente tout de même puisqu'elle montre un autre point de vue sur une possible rencontre extraterrestre. » (Koppa, Rencontre avec les enfants cachés de Dieu - s'auto-citer devient vite une addiction)

dimanche 29 novembre 2015

Un blog, Pascal et un rasoir [deuxième partie]

Yolo les asticots !

Choses promises, choses dues. Après un Nouveau départ (quel jeu extraordinaire sur le titre !), me revoilà pour la deuxième partie de Un blog, Pascal et un rasoir ! Deuxième partie qui aurait dû sortir il y a quelques temps déjà mais un accident inexplicable a retardé la chose. Le voila donc tout nouveau tout neuf, motivé par une soirée bien arrosée ! 


DEUXIÈME PARTIE



Désolé les pupes, mais il va falloir commencer par du lourd : le peuple, les demi‑habiles et les habiles selon Pascal*. Quoi ?! Pascal parle de la dernière technique de l'épilation au laser et de la douceur de la pâte au sucre dans Les Pensées ? Non. Mais alors pas du tout. 

* En réalité, nous ne suivrons pas les pensées de Pascal jusqu'au bout puisque nous n'aborderons pas le côté religieux de la question (avec les dévôts et les chrétiens parfaits).
« Gradation. Le peuple honore les personnes de grande naissance. Les demi‑habiles les méprisent, disant que la naissance n’est pas un avantage de la personne, mais du hasard. Les habiles les honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. » (Les Pensées de Blaise Pascal, [LG 83 / Laf 90])

Pascal propose ici trois catégories :
  • LE PEUPLE : « Le peuple représente le degré [...] de la naïveté [...] : il croit fermement que les lois de son pays sont essentiellement justes (en général il n’en connaît pas d’autres), et que les "personnes de grande naissance" sont d’un caractère véritablement supérieur à la masse. »
  • LES DEMI-HABILES : « les demi‑habiles sont des "esprits déniaisés", qui ont compris qu’entre être et paraître il n’y a pas de liaison nécessaire. [...] Mais le demi‑habile en conclut immédiatement qu’il faut mépriser les grands de naissance, puisque leur valeur n’est pas nécessairement à la hauteur de leur situation. [...] En fait les demi‑habiles ne sont qu’à moitié habiles, parce qu’ils ne voient qu’un côté du problème : ils ignorent ou ne veulent pas savoir qu’ils ne valent souvent pas mieux que les grands qu’ils méprisent, ou que les lois prétendument justes qu’ils veulent établir sont tout aussi arbitraires que celles qu’ils veulent supprimer. »
« Il faut avoir une pensée de derrière, 
et juger de tout par là, en parlant cependant comme le peuple. » (LG 84 / Laf 91)
  • LES HABILES : « Les habiles ont en commun avec les demi‑habiles de dissocier l’être et l’apparence : ils savent eux aussi qu’il n’y a pas de rapport entre la situation sociale et la nature personnelle des grands. Mais ils n’en concluent pas pour autant que ceux-ci sont méprisables. Leur pensée est plus complexe. [...] Ils gardent donc pour eux le jugement qu’ils font des grands, [...] et sans considérer les princes comme naturellement supérieurs, [...] ils accordent aux grands de naissance les marques de respect social que demande leur condition, mais sans y attacher d’estime intérieure. [...] Cette attitude est inspirée par l’intérêt bien compris : l’attitude des habiles, contrairement à celle des demi‑habiles, tend à préserver l’ordre social en place, afin d’éviter les guerres civiles. »
« Le plus grand des maux est les guerres civiles. » (LG 87 / Laf 94)



Vos petits yeux ébahis !

Déjà ce n'est pas l'air folichon et en plus quel est le rapport avec l'épilation ? Aucun directement : nous allons réfléchir par analogie. Et si nous imaginions que "les personnes de grande naissance" = l'épilation ! 
« Le peuple honore l’épilation. Les demi‑habiles la méprise, disant que cette pratique esthétique n’est pas inhérente à la société, mais un hasard. Les habiles l'honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. »
Alors :
  • LE PEUPLE : ne pense pas (j'ai fait court pour ne pas faire insultant). 
  • LES DEMI-HABILES : ont compris que l'épilation est une pratique dégradante imposée par la société et la méprise. 
  • LES HABILES : ont compris que l'épilation est imposée par la société et s'épilent quand même (pour éviter la guerre civile).

Maintenant, un petit interview de vous à moi par moi :

VOUS : Je m'épile, je ne vois pas ce que je fais de mal. Pourquoi te retiens-tu de m'insulter ? 
KOPPA : Peuple, réfléchissons et soyons francs : l'épilation n'est pas un acte naturel (puisque autrement vous admettez qu'une femme ne peut être belle par nature) ni un acte de bien être (en fait, c'est de la mutilation -cf. déf. du cnrtl : "ablation accidentelle ou volontaire, retranchement d'un membre ou d'un organe externe qui cause une atteinte grave et irréversible; résultat de cette action"). 

VOUS : N'est-ce pas exagéré de parler d'une guerre civile ? 
KOPPA : Si. Mais Pascal m'a toujours fait rire avec sa guerrecivilophobie (même si en fait ce n'est pas drôle) alors j'ai décidé de garder cette partie pour l'article. 
Je tiens quand même a préciser que certains ont réfléchis au lien entre le patriarcats et l'épilation féminine. 

VOUS : Mais alors... Vous êtes une demi‑habiles ? 
KOPPA : Malheureusement, mon cas est également perdu. Mon regard esthétique s'est déjà formé : je réfléchis mais je ne fais rien (je suis une habile à tendance flexi-demi). J'espère que notre génération prendra conscience du mal que nous nous faisons et que la prochaine génération sera formée de demi‑habiles, prêtes à renverser l'ordre esthétique.


Pour aller plus loin (et devenir au mieux une demi-habile, au moins une habile) :

jeudi 27 août 2015

Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Princesse sans Prince

« Quelle place est assignée aux filles ? » se demande Sandra Rieunier-Duval dans l'instroduction de Publicité, dessins animés : quels modèles pour les filles ? un article de Nouvelles Questions Féministes « Quel visage "moderne" est donné au sexisme ? Quels modèles proposent les héroïnes ? »
C'est à travers ces questions que je vais essayer de vous faire comprendre pourquoi j'ai regardé les 5 saisons de My Little Pony (il faut bien ça pour se justifier) en deux articles. 
En effet, dans un premier temps, je m’intéressai aux modèles proposés par les héroïnes (comme vous pouvez le constater, je suis parfaitement les interrogations exposées ci-dessus), puis je me focaliserai sur Spike, le personnage masculin principal de ce dessin-animé, pour essayer de comprendre s'il n'est pas écho à la condition des femmes au XXème siècle. 


« QUELS MODÈLES PROPOSENT LES HÉROÏNES ? »

Je pense que la réponse se trouve dès le générique (stratégique). En effet, celui-ci présente les caractéristiques des ponettes principales : intelligente/curieuse, courageuse, joyeuse, innocente, forte et gentille. 
♪♫ TWILIGHT SPARKLE - Je me demandais ce qu'était l'amitié
Puis avec moi vous l'avez tous partagé :
RAINBOW DASH - De grandes aventures
PINKIE PIE - Pleines de joie,
RARITY - Un immense cœur pur,
APPLEJACK - Et fort à la fois
FLUTTERSHY - Un brin de tendresse,
TWILIGHT SPARKLE - Ce n'est pas bien complexe
Un tour de magie et c'est parti !
/L'amitié est la magie qui nous unit !/ ♪♫
Ce mélange de qualités basiques (Un immense cœur sprantanquant ♪♫ ?) fait écho aux propos de Sandra Rieunier-Duval lorsqu'elle dit : 
« Certains personnages semblent définitivement catalogués comme ringards. Ainsi des princesses absolument belles, bonnes, gracieuses et délicates (La Belle au Bois-Dormant, Cendrillon…), ainsi des jeunes filles bien élevées, promptes à materner le tout-venant (Blanche-Neige, Wendy dans Peter Pan…). Le temps est aux héroïnes qui agissent et qui pensent: Mulan à la guerre, Jane dans une expédition scientifique. Leur intelligence est un élément clé du personnage, alors que ce n’était jamais le cas précédemment. Voilà des personnages de filles qui semblent aussi débarrassés des scories habituelles d’une féminité caricaturale : elles ne sont pas ridiculement peureuses, ni absurdement coquettes ou capricieusesElles n’ont plus rien de passif non plus, et 『elles savent se défendre』. [...] En fait, l’une des principales nouveautés réside dans l’abandon d’une sorte d’idéalisme mièvre qui faisait des héroïnes des êtres toujours gracieux, souriants et calmes. Les filles ont gagné le droit à l’inélégance. »

Le groupe principal de My Little Pony est composé de six ponettes (deux poneys terrestres, deux licornes et deux pégases) très différentes les unes des autres et dont les caractères s'opposent. Ainsi on peut opposer TWILIGHT SPARKLE et PINKIE PIE sur le séreux avec lequel elles font face aux événements ; RAINBOW DASH et FLUTTERSHY pour l'expression de leur courage   ; APPLEJACK et RARITYsur le thème de la féminité.  

Dès le premier épisode, c'est la curiosité intellectuelle (la lecture de ses livres l'histoire) qui va mener TWILIGHT SPARKLE à Ponyville. Elle tentera d'arrêter la jument Séleniaque en utilisant les éléments d'harmonie* et sauver Equestria. Elle finira par habiter dans la bibliothèque. Je crois que le message est assez clair : elle "pense et agit".

Cependant, TWILIGHT SPARKLE ne vient pas de son plein gré à Ponyville mais y est envoyée par la Princesse Célestia pour se faire des amies. Elle rencontre donc plusieurs ponettes comme RAINBOW DASH , un ponette sportive, vantarde et courageuse. Elle représente selon moi le ponette (à remplacer par "femme") libre de toutes obligations (bien qu'elle ait un travail, elle l’exécute toujours très rapidement grâce à ses capacités) ce qui est symbolisé par ses ailes et sa vitesse (sa marque de beauté est un éclaire multicolore rouge-jaune-bleu sortant d’un nuage blanc).

APPLEJACK, elle, est une arboricultrice fruitière : elle porte toujours un chapeau de cow-boy, parle comme un cow-boy et s’occupe de la cuisine et du travail de la ferme. En fait, on découvre au fur et à mesure que c'est elle qui dirige sa famille. Bien que son travail soit au centre de sa vie (l'importance de la Ferme de la Douce Pomme constitue l'intrigue de plusieurs épisodes), il reste son moyen d'indépendance et la ponette devient donc une figure qui s'oppose au modèle patriarcal.

Contrairement à APPLEJACKPINKIE PIE ne vit que pour le loisir. Je ne sais pas vraiment quoi dire d'elle (mis à part qu'il s'agit de mon personnage préféré). Passons (si vos connaissances en MLP peuvent compléter cet article, faites-vous plaisir)

Lorsque j'ai commencé à écrire cet article, je pensais que RARITY et FLUTTERSHY seraient les ponettes qui me poseraient problème par rapport à la thématique abordée (mais je crois que j'ai été influencée par mes propres sentiments vis à vis d'elles) : les héroïnes modernes. Pourtant, en y réfléchissant, même si RARITY est la ponette la plus coquette du groupe avec son goût immodéré pour le luxe, on peut la voir comme une business woman moderne et indépendante. En effet, dans certains épisodes, elle ira même jusqu'à faire passer sa carrière avant ses amies et sa famille. 

Quant à FLUTTERSHY, même si elle apparaît comme une ponette peureuse et timide, on apprend qu'elle a délaissé son rôle de pégase pour vivre en tant que poney terrestre afin de faire ce qu'elle désirait vraiment. Ca revient à laisser tomber sa carrière ultra branchée pour aller élever des chèvres dans le Larzac à Équestria !

Mi-humaine mi-Pinkie Pie

Enfin, comme un vrai groupe de féministes, elles savent s'unir pour 『se défendre』. 
Comment ? Grâce aux éléments d'harmonie (ouais... C'est bo).
De qui ? (me demanderont ceux qui n'ont pas vu la série) On peut recenser plusieurs ennemis au fil des épisodes mais l'important n'est pas là. L'important se situe dans le fait que la série tourne autour de l'amitié et des pouvoirs qu'elle donne aux héroïnes lorsqu'elles s'unissent. Aucun des épisodes ne tourne autour d'une intrigue amoureuse* et aucune de ces ponettes n'est mariée/fiancée/engagée.

En fait, on peut remarquer, surtout dans les premiers épisodes, un rejet des personnages masculins (sauf Spike, mais c'est une autre histoire**) : 
➜ d'un côté, la souveraine d'Equestria est mise en avant (ainsi que l'héroïne et ses amies) ;
➜ d'un autre, les premiers poneys mâles à apparaître ne servent qu'au transport (des poneys tirés des poneys -ou la possibilité d'une boucle infinie) et ne parlent pas. Le personnage masculin le plus récurrent, McIntosh, le frère de Applejack, ne se contente que de dire "eeyup" ou "nnope".  

En fait, dès le troisième épisode, les Princesses (toutes célibataires sauf une -s02) incarneront le bien tandis que plusieurs figures masculines vont représenter le mal. On peut les considérer comme des alter ego des Princesses car ils ont pour nom/titre : roi Sombra***, Lord Tirek**** et Prince Blueblood (le bellâtre)*****.

* à trois exceptions faites (de mémoire).
** Cf. deuxième article.
*** roi Sombra : ancien dirigeant et tyran de l'empire de Cristal et principal antagoniste de la saison 3. 
**** Lord Tirek : centaure mâle et le principal antagoniste de la saison 4. 
***** Prince Blueblood : oui, enfin un Prince, il passera cependant du fantasme à personnage à fuir dans La Meilleure Nuit de tous les temps, le dernier épisode de la s01.


Le poney est donc exclu de l'univers de My Little Pony, faisant des héroïnes des Princesses sans Princes. Les personnages quittent l'image « des princesses absolument belles, bonnes, gracieuses et délicates » sans retomber dans celle de la mère* (c'est un dessin-animé pour enfants tout de même) ou de l'enfant : les héroïnes sont des ponettes accomplies, chacune à leur manière, qui proposent différents modèles mais auxquels elles ne se cantonnent pas : Pinkie Pie doit devenir responsable  dans le 13x2, Fluttershy fait face à ses responsabilités de Pégase dans le 22x2, etc. Bref, dans leur difficultés, elles « gagn[ent] le droit à l’inélégance ».

* la maternité n'est presque pas présente dans MLP, à peine évoquée dans un épisode : on voit rarement des parents ou des bébés.

Dans ma lancée, j'aurai pu aborder la question du rejet du genre social déterminé (via Applejack et Rarity ou encore les autres personnages secondaires), de la monarchie (mais quelle est donc cette fascination pour la monarchie ?!), de la boucle temporel (c'était ton destin !),... mais mon blog n'est pas entièrement consacrer à MLP. Par contre, je vous invite à lire Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Le cas de Spike (bientôt dans vos librairies) ainsi que mon article sur les Totally Spies! (ou la tragédie du point de vue des Dieux) : WOOHP ou mont Olympe ?

lundi 13 avril 2015

Ce qu'il faut retenir des films d'horreur

Après « Ce qu'il faut retenir de chaque série » où je vous parle des morales décalées que nous livrent les séries puis « La difficulté du deuxième » et « La mise en scène du diable ou dans la tête d'un monstre de film d'horreur » qui concernent les films d'horreur, j'ai décidé de faire un mélange des deux. Voici donc : 

COMMENT RÉSUMER UN FILM D'HORREUR -MAIS SANS LE CÔTÉ QUI FAIT PEUR


(Commençons par le plus facile) [Rec] : 
Un documentaire sur les pompiers en Espagne

Conjuring : 
En 1971, un couple de catholique, les Perron, s'installent avec leur cinq filles dans une nouvelle maison isolée de Rhodes Island. Le film aborde leur quotidien encore marqué par des valeurs puritaines et conservatrices mais aussi l'autorité possessive de la mère qui va peu à peu ronger cette famille où les non-dits sont nombreux. 

Paranormal Activity : 
Ou comment faire son lit. 


Mamà : 
L’adaptation en film d'un cas d'enfants-sauvages. L'histoire nous interroge sur le rôle de l’éducation et de la sociabilité à travers les liens fraternels mais aussi sur la résurrection intellectuelle des enfants ayant grandi en marge de toute société humaine. 

Chambre 1408 : 
Dans une chambre d'hôtel, un écrivain, Mike Enslin, s'interroge sur la vie après la mort suite au décès de sa fille.


Annabelle : 
Dans les années 1970, un couple de jeunes mariés va voir leur vie bousculer par la venue de leur premier enfant après quelques complications. Le film évoque plusieurs questions autour de la situation des familles à cette époque : le déménagement mais aussi le travail et la condition des femmes au foyer. 

The Ring : 
Le film aborde l'évolution de la société et plus précisément les nuisances de la technologie sur notre vie quotidienne à travers l’enquête de Rachel Keller, une journaliste de Seattle, sur les légendes urbaines. 

Pour le rythme, voyez ici

Et vous, regardez-vous souvent des films d'horreurs ? Pourquoi ? 
Que pensez-vous des scénario de films d'horreur ? Et du film La cabane dans les bois (que je vous conseille vivement) ? 
Avez-vous déjà essayé de convaincre quelqu'un de regarder un film d'horreur ?
Avez-vous déjà regardé Winnie l'ourson ?

vendredi 10 avril 2015

La blogueuse égoïste

- Ou comment j'ai découvert la femme moderne (partagée entre mode, beauté, humeurs, cuisine, décoration, culture, famille et lifestyle) ; 
Ou comment j'ai testé une nouvelle sphère (la blogosphère) ; 
- Ou comment plein de gens ont souhaité ma présence (ça s'appelle de la publicité flatteuse). 

Essayons d'être scientifiques et mélangeons Darwin et Dawkins autour du même sujet : LES BLOGUEUSES.

◆ Théorie de l'évolution : de la bactérie à la blogueuse 

Selon un article du Monde sur la théorie de l’évolution : « l’esprit humain a du mal à accepter le rôle important du hasard et l’absence de hiérarchie dans l’évolution » : il faut arrêter de « concevoir l’évolution comme une augmentation de la complexité ». 

Nous y voila : la blogueuse ultra-connectée, la femme moderne (cf. énumération ci-dessus), n'est pas l'être le plus complexe de l'évolution. Elle n'est pas non plus un être qui transcenderait cette logique puisqu'elle s’inscrit complètement dans le processus de la sélection naturelle. 

Image d'un des livre de Dawkins, je crois.

Étendons-nous un peu sur ce sujet : COMMENT L’ESPÈCE HUMAINE EST-ELLE PARVENU A SURVIVRE ?
[Version simplifiée] En s'étendant, en d'autres termes, en se multipliant. On peut on dire qu'elle a agit comme un tout pour assurer sa propre survie, sans vraiment se soucier des autres espèces. 

Nous voila maintenant à la question centrale : COMMENT UNE BLOGUEUSE PARVIENT-ELLE A SURVIVRE ? 
Sur internet, qui forme un espace venant s'ajouter à la réalité que nous connaissons, on pourrait dire qu'il a chez les blogueuses un renversement d'une partie de cette logique (cf. la question ci-dessus), malgré une continuité dans le processus. En effet, chacun est seul devant son écran donc chacun va avoir tendance à agir dans son propre but uniquement : la blogueuse devient alors une espèce à elle-même devant se multiplier, conquérir des espaces pour survivre, sans vraiment se soucier des autres espèces. 

Ce raisonnement qui peut paraître incongrue est en fait l'excuse parfaite pour justifier ce manque d’enthousiasme face à l'échange mais aussi la stratégique mimétique et la publicité (cf. troisième tiret de l’introduction) de certains blogs. 


Et vous, que pensez-vous du comportement des blogueuses ? 
Avez-vous déjà réfléchi à des théories expliquant le mode de vie des blogueuses ?

samedi 4 avril 2015

Le bodhisattva derrière la saga de Zelda ?



Le Dalaï-lama est un chic type. Tout le monde le sais. Il incarne une autorité spirituelle et se réincarne depuis 1391. Mais un jour, voilà que je me suis demandée : « Le Dalaï-lama est-il l'homme le plus sage du monde (depuis le temps) ? Si c'est le cas, pourquoi continue-t-il à ce réincarner ? »

« Tant qu'il y aura de la souffrance dans le monde, je reviendrai » 
a-t-il déclaré dans Bouddhisme, réincarnation et Dalaï-lamas du Tibet

En effet, les Dalaï-lamas sont considérés par les bouddhistes tibétains comme des émanations du bodhisattva de la compassion. Pour mieux comprendre, le bodhisattva désigne dans le bouddhisme hinayana un bouddha avant que celui-ci n'ait atteint l'éveil. Donc le but des réincarnations est, au final, d'atteindre l'Eveil. 

Link, Zelda et la Triforce. 

Passons à autre chose. Que nous apprend Zelda ? 
Dans la saga de The Legend of Zelda : le héros, Link, doit anéantir le seigneur du Mal. L’action met en jeu la Triforce, une relique divine ayant la forme de trois triangles d'or  ; la légende raconte que celui qui touchera la Triforce réunie verra un souhait de son choix exaucé. Si son cœur est bon, Hyrule vivra l’âge d’or. Si son cœur est mauvais, les ténèbres recouvriront le monde et la Triforce se divisera en lui laissant le fragment lui correspondant le mieux.
La quête de Zelda est donc d'arrêter le Seigneur du Mal (qui possède une partie du Triforce) et de faire régner sur son monde, Hyrule, l'âge d'or réunissant courage, force et sagesse. 
Pour réussir sa quête, le joueur dispose de plusieurs "vies". 


L'Eveil et l'Âge d'or
Les vies et la réincarnation
Nayru* et le Dalaï-Lama

* déesse, dans la saga de The Legend of Zelda, de la sagesse, de l’eau et de l’amour, elle est également l'oracle des secrets. 

Hasard ou message caché ? La saga The legend of Zelda est-elle une allégorie du bodhisattva ? 

Représentation de la réincarnation dans l'hindouisme
(l'original)

mercredi 4 mars 2015

L'age du rire

De mes souvenirs brumeux a retenti un rire d'enfant. 
Le mien alors qu'il n'était pas encore mien mais que je l'avais déjà connu. 

En réalité, de mes souvenirs brumeux des cours de philosophie en terminal, je n'ai pu rapporter qu'un schéma concernant l'évolution de l'homme : 

CHAMEAU = OUI SANS RÉFLEXION
LION = NON RÉVOLTÉ
L'ENFANT = LE RIRE DU JEU

Restée dans l'ignorance pendant tout ce temps, c'est aujourd'hui, en me posant une question existentielle (que j'aborderai un peu plus tard -genre dans quelques secondes) qui a peut être changé mon regard sur le monde (à voir), que je me suis souvenue de cette histoire de Chameau, de Lion et d'Enfant. 

J'ai découvert qu'en réalité ce schéma représente « les trois métamorphoses de l’esprit » abordées dans Ainsi parlait Zarathoustra de Nieztsch Niestszche Nietzsche (c'est toujours une épreuve pour écrire son nom correctement du premier coup -je pense qu'il faudrait en faire des lignes pour que cela devienne naturel).  Petite remise au point ou grosse parenthèse : 


« Comment l’esprit devient chameau, comment le chameau devient lion, 
et comment enfin le lion devient enfant. »

CHAMEAU = celui qui porte les valeurs dans un "oui" d'obéissance au devoir.

« Mais au fond du désert le plus solitaire s’accomplit la seconde métamorphose : ici l’esprit devient lion, il veut conquérir la liberté et être maître de son propre désert. » → LION = l'image de la révolte (du "non") contre les valeurs traditionnelles, le refus, le renversement voir la destruction de ses valeurs. 

« Il aimait jadis le ''Tu dois'' comme son bien le plus sacré : maintenant il lui faut trouver l’illusion et l’arbitraire, même dans ce bien le plus sacré, pour qu’il fasse, aux dépens de son amour, la conquête de la liberté : il faut un lion pour un pareil rapt. »

« Mais, dites-moi, mes frères, que peut faire l’enfant que le lion ne pouvait faire ? Pourquoi faut-il que le lion ravisseur devienne enfant ? » → L'ENFANT = "oui" de l'affirmation de soi, la réinvention des valeurs. « L’enfant est innocence et oubli, un renouveau et un jeu, une roue qui roule sur elle-même, un premier mouvement, une sainte affirmation. »

« Ainsi parlait Zarathoustra. Et en ce temps-là il séjournait dans la ville qu’on appelle : la Vache multicolore. »*


* Je n'ai rien inventé, sérieux. Nietzsche = Yolo ?

La réalité de ne m'arrange pas beaucoup car j'avais imaginé que l'Enfant représente le rire, celui qui sait que s'affirmer dans le "oui" ou le "non" ne fait qu'aller dans le sens de la représentation, celui qui s'en affranchit. Même si je pense qu'il y a un peu de cela chez Nietzsche, cependant, ce qu'il n'y a pas chez moi (« Dans ma maison vous viendrez ? ») c'est l'idée de réinvention des valeurs.
Alors je vous propose un pacte : fonder cet article selon le schéma poussiéreux et incomplet qui attendait sagement, posé comme un bibelot (et non comme Bilbo) sur une de mes armoire cérébrale. 
Car c'est cette interprétation qui ressemble le plus à mon idée de l'Eveil : rire des conventions, rire des hipters qui refusent les conventions, rire du système. Un rire qui ressemble un peu à du je-m'en-foutisme à la fois naïf et irréfléchie mais qui résulte en fait d'une profonde réflexion. Un regard amusé sur Jean. 

Et c'est pourquoi je me suis demandée hier, en regardant autour de moi, ne voyant que kékés, casos et kékos*, si toute cette masse que je considérais jusqu'ici comme le pourcentage débile** de la population***, n'était pas, en fait, en train de rire de nous, Chameaux et Lions. 

KEKES, CASOS ET KEKOS SONT-ILS PARVENUS A L'AGE DE L'ENFANT ?

Cela faisait longtemps.

Mais que se cache-t-il derrière leurs remarques vident de sens voir pleine de non-sens ? Faisons notre propre révolution copernicienne : devenons kékés, casos et kékos pour peut être apprendre que leur apparence de Chameau et que leur discours de Lion cache l'Enfant joueur qui, bien avant nous, a apprit à rire du système et à se jouer de ses représentations !

Hypothèses :
Lorsqu'ils disent ne pas vouloir réfléchir → temps de la réinvention des valeurs après la révolte du Lion. Admettent leur impuissance devant l'incertitude : ils se rapprochent du « scio me nihil scire » socratique !
Lorsqu'ils portent une casquette à la Black M → ils se moquent ironiquement des Chameaux qui ne jure que par la boutique officielle ou des Lions qui trouve ce chanteur stupide (je ne vois pas beaucoup d'autres mots).
Etc. Ils jouent de la représentation que nous, Chameaux ou Lion, avons d'eux d'eux comme Chameaux ou Lions. 

[...] Voila, pour ma part, c'est fait ! Je dois dire que l'on peut comparer kékés, casos et kékos à tous ces bons romans si riche en interprétations ! Ils sont mystérieux et nous apprennent la sagesse de l'incertitude. Les kékés, casos et kékos (je fais un copier/coller à chaque fois) sont notre nouvelle Princesse de Clèves, héroïne dont le mystère reste entier depuis le XVIIe siècle !

Et vous, avez-vous déjà pensé à dépasser vos opinions sur les kékés ? 
Que pensez-vous de ce qu'a écrit Nietzsche ? 
Avez-vous déjà mangé du chameau ? Pensez-vous qu'en mangeant du chameau ont devienne soi-même un peu chameau ? 

mercredi 11 février 2015

La fiction n'existe pas

http://fuckyeahtopito.tumblr.com/

◤ Pensez à quelque chose de fou, d'extraordinaire et d'imaginatif ! ◢

Exemples : 
Voyez la porte à côté de vous, derrière cette porte, il y a la jungle. 
Votre chat vous répond en parlant.  
Un monde rempli de lapins crétins !* 
*j'ai dit : « quelque chose de fou, d’extraordinaire et d'imaginatif » ! Tant pis... 


Vous pensez que toutes ces choses folles sont et resterons du domaine du la fiction ? Rien n'est moins vrai. Il y a quelque temps déjà je vous faisait pas d'une réflexion sur l'infini (cliquez sur le lien) puis qu'une seconde réflexion sur l'Univers à partir de La Bibliothèque de Babel de Borges (sérieusement, cliquez sur le lien, je vais pas tout réexpliquer)

◤ Reposons l'idée de l'Univers comme infini ◢

 «[...] Si la galaxie est un objet observable, l'Univers, lui, ne l'est pas. » (p.79)

Jean-François GAUTIER, dans L'Univers existe-t-il ?, un essai publié chez Actes Sud pose la question du commencement de l'Univers. 
« [L'Univers] a-t-il eu commencement ? Répondre oui voudrait dire qu'il existe un référent temporel, une sorte de référent temporel, une sorte de registre d'état civil, disons une horloge externe sur le cadran de laquelle on aurait pu lire qu'à un certain moment, alosr que l'horloge interne de l'Univers ne fonctionnait pas encore, l'horloge externe, elle, marquait l'heure. Est-ce possible ? Si une telle horloge pouvait exister hors de l'Univers, cela voudrait dire qu'il y aurait une extériorité à l'Univers. Dans ce cas, il ne serait pas l'Univers, mais seulement un sous-système d'un autre système plus général, englobant, qui, lui, serait le "vrai" Univers. La même question se reposerait alors pour ce sur-système. » (p.98)
En bref, l'Univers est infini. Donc ses possibilités sont infinis : pourquoi notre Terre telle que nous la connaissons serait-elle la seule et unique possibilité ?

Exemple :  posez une cuillère sur une surface plate. Qui vous dit que la façon dont vous avez posé votre cuillère sur la table est la seule et unique façon de le faire sur l'infini de possibilité ? « Allez remettre ces petites cuillères à leur place. »

◤ A l'Univers infini, infini de possibilités ◢

« Il y a toujours, la Bibliothèque étant totale, plusieurs centaines de milliers de fac-similés presque parfaits qui ne diffèrent du livre correct que par une lettre ou par une virgule » tout comme il pourrait y avoir, l'Univers étant total, plusieurs centaines de milliers de Terres où une petite cuillère serait posée de façon presque pareille mais qui diffèrent de votre réalité connue que par un millimètre. 

En fait, ce n'est même pas une possibilité : c'est une réalité. L'Univers étant infini, tout ce à quoi vous pensez, même les choses allant à l'encontre des lois de la physique, même les bugs minecrafts, sont réels quelque part. 
Repensez à toutes ces choses folles du début ! Elles sont quelque part ! Formidable n'est-ce pas ? 


◤ Pour aller plus loin : qu'est-ce que l'imagination ? ◢

C'est là qu'on rentre dans la partie délire de l'article. 
Si tout ce que vous imaginez n'est finalement imaginaire puisque tout existent réellement quelque part dans l'infini des possibilités, qu'est-ce que l'imagination ? On peut alors penser que l'imagination correspond simplement à des possibilités entrevues. Pareil pour les rêves*. 
* Les rêves, une porte ouverte sur l'Univers ? 
De là, l'Univers représentable est toujours en expansion puisque sur chaque possible Terre pareille, légèrement ou complètement différente de la notre, d'autres personnes imaginent d'autres possibilités pareilles, légèrement ou complètement différentes de la notre, etc.

Quelque part, un autre Koppa écrit ce blog. On lui répond. Est-ce moi ? 
A quoi avez-vous pensé ?

mercredi 3 décembre 2014

Que dit LE livre de sable ?

S'il y a bien un texte en ce début d'année de khâgne qui m'a particulièrement fasciné (« Bien1 ta vi tveu un biskui Wsh ? ») c'est La Bibliothèque de Babel de Borgès. 

Un texte qui réfléchis, selon la majorité, sur l'écriture elle-même. Mais voici un post intéressant que j'ai trouvé en faisant quelques recherches : 
Le nouvelle La Bibliothèque de Babel de Jorge Louis Borges est-elle une réflexion sur la vie extra-terrestre ? 
Je cite : « L'univers (que d'autres appellent la Bibliothèque) se compose d'un nombre indéfini, et peut-être infini, de galeries hexagonales », et dans cette bibliothèque « chaque exemplaire est unique et irremplaçable » donc « il y a toujours, la Bibliothèque étant totale, plusieurs centaines de milliers de fac-similés presque parfaits qui ne diffèrent du livre correct que par une lettre ou par une virgule. » 
Comprendre : Quelque part, l'univers étant infini, il y a des extra-terrestres (mais les rencontrer serait comme trouver un livre ayant sens dans la Bibliothèque : « une exception quasi miraculeuse »).
L'illustration était avec. 

Point de vue plus original que le très intéressant : 
L'allusion à l'existence de zones ordonnées dans un espace dénué d'information peut aussi être vu comme un écho de la question philosophique « Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? » et de la réponse que lui suggère Brian Greene : « Parce que ce quelque chose est l'une des formes possibles du rien ».

C'est du Wikipedia. J'ai quand même cherché la citation du physicien Greene mais je ne l'ai trouvée nul part, 
sûrement figure-t-elle dans un recoin de L'Univers élégant ou de La Magie du Cosmos.

Post-scriptum : c'était une blague ! Rien n'est plus intéressant qu'un Koppa qu'un autre Koppa, quitte à ce qu'en fait cela soit les deux même Koppa, vous suivez ? En d'autres termes : il s'agit de mon premier post (du mouvement koppisme -mettre un "isme" c'est classe) inédit sur Ello !

Voulant à nouveau me faire acclamer, de tout les choix disponibles, et sans taxer tout son temps à Severus, j'ai choisi tout les griffondors (bien que je vous avouerai qu'il ne s'agit pas de ma maison préférée -un biskui !). Vous êtes sur cette image : table du milieu, dans le fond à droite, et vous m'acclamez aussi !  

dimanche 9 novembre 2014

WOOHP ou mont Olympe ?

Pour Halloween j'avais envie d'avoir peur, alors j'ai regardé [ERROR 404]. C'est donc l'occasion pour moi de revenir un de mes brouillons de début 2014 et de vous montrer l'étendue de mes connaissances... En terme de Totally Spies!

[Votre musique d'ambiance]
[Vous avez 1:51 minutes pour lire cet article]

 ◤ VOUS ETES-VOUS DÉJÀ DEMANDÉ 
COMMENT SE DÉROULAIT UNE TRAGÉDIE DU POINT DE VUE DES DIEUX ? ◢
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« Quoi ? Mais quel rapport avec les Totally Spies! ? » Tais-toi. Le maître parle et l'élève écoute.
Non ? Je vous avais prévenu : vous êtes trop anthropocentrés (si l'on considère que les Dieux n'ont pas ma même substance que nous -question à approfondir).
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Exemple : passer votre permis peut être un moment unique pour vous ! Pourtant du point de vue de l'instance supérieure, l'examinateur, vous n'êtes que le candidat bêta de l'école zêta d'un jour lambda.
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Transposons cet exemple : vous [choisissez votre personnage de Andromaque
 Hermione (si vous êtes une femme)
□ Pyrrhus (si vous êtes un homme)
Herrhus (si vous ne voulez pas choisir)] allez vivre une situation déchirante ! La passion qui va vous aveugler vous semblera unique et sans précédent, plus déchirante qu'elle ne l'a jamais été pour aucun autre être humain (oui, vous êtes un peut égocentrique -en plus) ! Pourtant du point de vue de l'instance supérieure, les Dieux, vous n'êtes que l'humain bêta de l'époque zêta d'un temps lambda.
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Extrait de *
* BUFFIER, Claude. Cours de sciences sur des principes nouveaux et simples, pour former le langage, l'esprit et le cœur, dans l'usage ordinaire de la vie, 1732. 
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Do you percutes the concept ? Une tragédie, du point de vue des Dieux, est peut être un acte répété dans lequel ils doivent intervenir pour effectuer l'effet cathartique : montrer aux humains personnages ce qu'il en coûte d'avoir défié les Dieux ou de s'être laissés submerger par leurs passions ! Retenez : caractère épisodique.
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STRUCTURE ◢
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La structure des tragédies classiques (Eschyle, Sophocle, Euripide) se compose ainsi : 
- le prologue : scène d'exposition ; 
- parodos : entrée en scène du Choeur ; 
- les épisodes : composés de plusieurs scènes (avec relais du Stasimon -le Choeur se lève et commente) ;
- l'exodos : scène finale.
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 La tragédie classique est composée de cinq actes (Corneille, Racine) : 
- le premier acte est l'exposition de la situation des personnages ;
- le deuxième acte voit apparaître l’élément perturbateur ;
- dans le troisième acte cherchent une solution au drame ;
- l'action se noue définitivement dans la quatrième acte ; 
- le dernier acte est le dénouement.

Voici comment se déroule un épisode type des Totally Spies! :#
→ Note :   commentaires constructeurs
→ Note : l'affichage en spoiler me permet de bien séparer une analyse d'une autre sans encombrer mon article.
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Analyse n°1 : Totally Spies : saison 1 épisode 8 - Un jeu d'enfants.

● Acte I, scène 1 / PROLOGUE : 10:55 - Centre commercial de Los Angeles
Une fumée noire s'échappe du centre commercial mais les pompiers n'intervienne pas, ils sont trop occupés à jouer dans à la caserne.
● PARODOS : aucun. ∎ Avez-vous déjà vu des chœurs chez les Totally Spies! ?
● ÉPISODES. Acte I, scène 2 : 15:00 - Lycée de Bervely Hills. Sonnerie, entrée en scène des personnages.
On peut noter que Clover tombe amoureuse. ∎ Ce fait est commun mais néanmoins notable du fait de la personnalité du personnage. Referez-vous à « Personnages ».
Voici une retranscription du dialogue :
SAM SIMPSON : Qu'est-ce qui t'arrive Clover ? 
ALEXANDRA VASQUEZ  Tu as un malaise ? 
CLOVER EWING : Au contraire je suis aux anges, je suis une fille amoureuse. C'est le Nirvana. 
ALEXANDRA VASQUEZ  [je ne comprends pas ce que dit Alex...]
SAM SIMPSON : Tu ne crois pas que Clover devrait se calmer un peu côté garçon ? 
● Acte I, scène 3 : Centre commercial. Séance de shopping. Woohpage. 
● Acte II, scène 1 : Exposition du problème central de l'épisode :
JERRY LEWIS : Les responsables du bon fonctionnement de la société ne font plus leur travail. Tout ce qui les intéresse c'est de s'amuser avec des jouets.
CLOVER EWING : C'est un drame ! ∎ Non, c'est... une tragédie !
[…] (enqête)
● Actes III et IV :
Le méchant :
- veut hypnotiser tout le monde grâce à ses jouets (CLOVER EWING :  : « je parie qu'il y a un rapport entre ce laser et les gens qui se comportent commme des enfants ») ;
- à une usine de jouet spécialement pour concevoir des Ann Câline ;
- ses employés sont déguisés en Clowns.
VLADIMIR : Le désire de vengeance bien sûr : autrement les enfants adoraient ma petite Ann Câline mais ils ont oubliés les joies de la simplicité et c'est regrettable ! Aujourd'hui seul les technologies les intéresse ! Ils ne sont attirés que par de stupides gadgets électroniques ! […] Les adultes du monde entier se rappellerons forcement le bonheur procuré par ma jolie petite poupée ! Je vais les faire retomber en enfance et ils vont tous m'adorer comme des fous ! ∎ Le méchant est donc dans la passion excessive de ses poupées (comme le montre l'astuce d'Alex dans l'avion) et c'est par et pour celle-ci qu'il agit de la sorte. 
● EXODOS : scène finale, cependant nous pouvant couper celle-ci en deux parties : la punissions et le retour à la scène initiale.
● Acte V, scène 4 : Vladimir est punie pour son excès par l'objet même de son excès (la poupée l'hypnotise à son tour). Soumission aux Spies. 
● Acte V, scène 5 : 11:10 - Lycée de Beverly Hills. 
La cloche sonne. on retrouve les personnages dans leur situations initiales. 
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Analyse n°2 : Totally Spies : saison 1 épisode 13 - Cookies délices.

● Acte I, scène 1 / PROLOGUE : 11:43- Banlieu de San Francisco. même commentaire que précédemment. 
Vente en porte à porte de biscuit par La Joyeuse Compagnie. Une cliente refuse d'en acheter mas une des vendeuses lui donne tout de même un cookie en guise d'échantillon. La dame le mange et s'exclame : « je vous achète toutes vos boites ! »
● ÉPISODES. Acte I, scène 2 : 14:15 - Centre commercial de Beverly Hills. 
Séance shopping pour les Spies. Dans un magasin Clover à un affrontement avec Mandy. l'agôn dans les tragédies est une scène conventionnelle. Elle désigne la parti de la pièce ou se déroule un affrontement qui peut aller de la simple prise de bec à la bagarre ou au débat dialectique (THIERCY, Pascal. Aristophane et l'ancienne Comédie. Puf, Que sais-je ?). Ici on peut faire le rapprochement entre la "prise de bec" entre Clover et Mandy et l'agôn traditionnelle. Bien qu'il y ait d'autres sortes d'affrontement présent dans l'épisode comme les scènes traditionnelles de bagarre (référez-vous « Règles de la tragédie ») ou les débat dialectique, impliquant généralement Sam.  
Woohpage. 
● Acte II, scène 1 : Exposition du problème central de l'épisode : 
JERRY LEWIS : Les cookies de la Joyeuse compagnie transforme ceux qui les mange en fous furieux. Les gens perdent la tête et son prêt à tout pour ses biscuits
ALEXANDRA VASQUEZ : Qu'est-ce que vous attendez de nous au juste ? les Spies ont un supérieur hiérarchique qui leur donne des ordres. Il est presque une figure paternel. 
JERRY LEWIS : [...] Votre mission consiste à infiltrer la joyeuse compagnie et à tirer cette affaire au clair avant que la foie des cookies ne gagne la planète."
● Actes III et IV : 
La méchante : 
- dirige la production de la marque Cookies Délice depuis sont usine en Suisse ; 
- donne aux gens une envie excessif de manger des cookies (ALEXANDRA VASQUEZ : « Ces excités étaient au-delà du réel ») ; 
- les surveillants de l'usine ont mangé trop de cookies, les employés aussi ; 
- elle a conçu une arme qui projette des cookies, une autre qu'elle appelle "la gaveuse" qui inflige "le supplice du cookie" ; 
LE DOCTEUR AIGRE-DOUX : Il se trouve que j'aimais beaucoup les cookies, un peu trop malheureusement [...] j'ai grignoté tout les cookies que je devais vendre si bien qu'ils m'ont renvoyée comme un mal-propre ! Ils ont gâché ma vie et c'est pour cette raison que j'ai à mon tour décidé de gâcher celle des autres ! J'ai passé les vingts dernières années à préparé ma vengeance ! [...] Ma véritable vengeance se sont les cookies et bien le monde entier sera totalement dépendant de mes irrésistibles biscuits ! la méchante est clairement dans l'excès du cookie (à travers lequel et pour lequel toutes les mauvaises actions sont accomplies). 
● EXODOS / Acte V, scène 4 : 10:47 - Alpes Suisse. 
Le Docteur est punie avec sa propre potion (concentré sucré hyper calorique qui créé un une dépendance totale et immédiate chez le consommateur) de dépendance aux cookies. les Spies punissent le Docteur elle même, sans attendre un quelconque jugement de la part d'une autorité autre que la leur. 
● Acte V, scène 5 : 14:15 - Centre commercial de Beverly Hills.
Shopping. retour à la situation initiale pour les Spies.   
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Avez-vous remarqué l’emploi des superlatifs absolus dans les discours des méchants ? 
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◤ RÈGLES DE LA TRAGÉDIE ◢
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La règle des trois unités :
  # ↳ Boileau, dans L'Art Poétique, résume les contraintes de la tragédie :
« Qu'en un lieu, qu'en un jour, un seul fait accompliTienne jusqu'à la fin le théâtre rempli »
Ainsi la tragédie réunit unité d'action (une seule intrigue), unité de lieu (unique), unité de temps (l'action doit se dérouler du lever au coucher du soleil). 
On observe dans les épisodes des Totally Spies! de grandes ressemblances avec la règles des trois unités, malgré quelques changements mineures : 
- l'unité d'action est largement respectée puisque à chaque épisode correspond une seule et unique enquête ; 
- l'unité de lieu n'est pas du tout respecté ; 
- l'unité de temps l'est partiellement dans la mesure ou l'action ne se déroule non pas en 24h mais généralement en 48h, cette entorse vient sûrement du fait que les espionnes, comme toutes les espionnes, profite de la nuit pour s'infiltrer dans le camp ennemi. Certains épisodes peuvent parfois se dérouler sur deux jours mais je n'ai noté aucun cas au-délà.
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La bienséance : 
# ↳ pas de combats ou de sang sur scène, pas de rapprochements intimes comme les baisers...
Il y a, dans tout les épisodes des Totally Spies!, des combats ("sur scène") par contre ceux-ci ne font jamais couler le sang. 
De plus, malgré les nombreux amours de Clover, Alex et Sam, aucun rapprochements intimes ne sont montrés à l'écran. 
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La vraisemblance : 
# ↳ pourrait avoir lieu en réalité. 
No comment.



Nous avons donc une structure (cf. "Structure") assez similaire avec la tragédie si on prend en compte le fait que : 
- les tragédies classiques française se développe surtout au XVII siècle alors que les Totally Spies! sont un produit du XXI siècle ; 
- le publique et les attentes ont changés même si certains éléments demeurent (cf. "Règles des trois unités"). 
Mais contrairement aux tragédies où nous suivons le héros qui, par la passion, commet l'excès et finit punis par les Dieux, on observe dans les Totally Spies! un renversement de situation (cf. "Le point de vue es Dieux"). En effet, nous assistons, en quelques sorte, aux coulisses de la tragédie où les Dieux apportant la justice et l'équilibre sont au cœur de l'intrigue (cf. "Structure"). 



LES PERSONNAGES ◢

Transposées, qui pourraient bien être Sam, Alex et Clover ? J'ai sélectionné trois déesses de la mythologie grecque à partir de l'épisode du jugement de Pâris. Nous avons donc :
  1. ESPIONNE. Samantha Simpson - la plus intelligente des trois espionnes ; elle est férue d'art, de littérature et autres distractions culturelles, elle se montre souvent d'une très grande intelligence, douée d'un grand sens du raisonnement doublé d'esprit logique // Athéna - déesse grecque de la sagesse, des sciences et des arts. 
  2. ESPIONNEClover Ewing - blonde aux yeux bleus, est l'archétype de l'adolescente américaine : grande amatrice de shopping, de mode, de soins esthétiques et de flirts amoureux // Aphrodite - déesse grecque de l'amour et de la beauté. 
  3. ESPIONNEAlexandra Vasquez - naturel gaffeur, elle se montre souvent très maladroite et ses amies se trouvant souvent embarrassées par son côté fonceur et ses remarques décalées doublées d'une grande naïveté // (par défaut -on dit que les Dieux sont cruels, j'espère qu'ils ne lisent pas mon blog) Héra - déesse des femmes et du mariage, femme de Zeus. 
  4. SOUS LA TUTELLE DE : Jerry Lewis - le fondateur et président du WOOHP et, de ce fait, le supérieur hiérarchique des Spies, chargé de les envoyer en mission ; malgré son âge, il sait se montrer performant et athlétique // Zeus - dieu suprême. 
La ressemblance est frappante ! 

Vous pouvez maintenant comprendre le titre de cet article (d'autant plus que le WOOHP est un immeuble plus haut que les autres). 
Les fautes punies par le WHOOP sont, comme dans les tragédies, souvent associées à un orgueil important de la part du méchant : c'est ce qu’on appelle l’hybris (la démesure -cf. "l'excès" dans "Structure") dont sont responsables les héros qui se comparent aux dieux/au WOOHP, qui se croient supérieurs aux autres hommes, etc. Et tout comme la tragédie montre comment la fatalité écrase toujours le héros ayant fait preuve d'hybris, les Tottaly Spies! montrent comment la fatalité écrase toujours le méchant ayant fait preuve d'hybris. 
La fatalité ici est à comprendre dans son sens latin fatalis, de fatum, le destin. C'est elle qui fait que les hommes passent d'un grand bonheur ou d'une grande ivresse à un grand malheur (les locaux du WOOHP contiennent une prison). 
C'est donc tout le processus du deus ex machina qui se joue devant nous dans les 20mn de l'épisode.



 LA CATHARSIS ◢

Dans les Totally Spies! les méchants sont toujours dans l'excès (passion des chaussures, passions des dauphins, passion du mime...) ce qui les conduit à l'hybris et l'hybris est toujours punie dans les tragédies. Les Totally Spies! sont-elles une punition divine ? Il y a bien une certaine purgation des passions à l'écran mais peut-on la comparer à celle des tragédies ? En tout cas le registre employé n'est pas le même.
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Et alors l'élève leva les yeux vers son maître mais dû détourner le regard, ébloui par ce savoir certes épatant mais qui n'en restait pas moins absurde et inutile. Comparaison inutile ? Forcement, puisqu'il s'agit d'un Art !

J'espère que dorénavant votre regard sur les Totally Spies! changera (et que vous/moi/vous -fusiiiioooon- avons apprécié cet article) !


Pour aller plus loin : 
- Lettres et Grec ancien : structure d'une tragédie grecque ;
- Etudier une tragédie grecque autour d'Electre de Sophocle ;
- Andromaque d’Euripide, une traversée des interprétations ;
- Qu'est-ce que la tragédie ? ;
- Les Troyennes et Andromaque sur wikipédia.