KOPPA
VS.
L'ALLANT DE SOI !
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dimanche 29 novembre 2015

Un blog, Pascal et un rasoir [deuxième partie]

Yolo les asticots !

Choses promises, choses dues. Après un Nouveau départ (quel jeu extraordinaire sur le titre !), me revoilà pour la deuxième partie de Un blog, Pascal et un rasoir ! Deuxième partie qui aurait dû sortir il y a quelques temps déjà mais un accident inexplicable a retardé la chose. Le voila donc tout nouveau tout neuf, motivé par une soirée bien arrosée ! 


DEUXIÈME PARTIE



Désolé les pupes, mais il va falloir commencer par du lourd : le peuple, les demi‑habiles et les habiles selon Pascal*. Quoi ?! Pascal parle de la dernière technique de l'épilation au laser et de la douceur de la pâte au sucre dans Les Pensées ? Non. Mais alors pas du tout. 

* En réalité, nous ne suivrons pas les pensées de Pascal jusqu'au bout puisque nous n'aborderons pas le côté religieux de la question (avec les dévôts et les chrétiens parfaits).
« Gradation. Le peuple honore les personnes de grande naissance. Les demi‑habiles les méprisent, disant que la naissance n’est pas un avantage de la personne, mais du hasard. Les habiles les honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. » (Les Pensées de Blaise Pascal, [LG 83 / Laf 90])

Pascal propose ici trois catégories :
  • LE PEUPLE : « Le peuple représente le degré [...] de la naïveté [...] : il croit fermement que les lois de son pays sont essentiellement justes (en général il n’en connaît pas d’autres), et que les "personnes de grande naissance" sont d’un caractère véritablement supérieur à la masse. »
  • LES DEMI-HABILES : « les demi‑habiles sont des "esprits déniaisés", qui ont compris qu’entre être et paraître il n’y a pas de liaison nécessaire. [...] Mais le demi‑habile en conclut immédiatement qu’il faut mépriser les grands de naissance, puisque leur valeur n’est pas nécessairement à la hauteur de leur situation. [...] En fait les demi‑habiles ne sont qu’à moitié habiles, parce qu’ils ne voient qu’un côté du problème : ils ignorent ou ne veulent pas savoir qu’ils ne valent souvent pas mieux que les grands qu’ils méprisent, ou que les lois prétendument justes qu’ils veulent établir sont tout aussi arbitraires que celles qu’ils veulent supprimer. »
« Il faut avoir une pensée de derrière, 
et juger de tout par là, en parlant cependant comme le peuple. » (LG 84 / Laf 91)
  • LES HABILES : « Les habiles ont en commun avec les demi‑habiles de dissocier l’être et l’apparence : ils savent eux aussi qu’il n’y a pas de rapport entre la situation sociale et la nature personnelle des grands. Mais ils n’en concluent pas pour autant que ceux-ci sont méprisables. Leur pensée est plus complexe. [...] Ils gardent donc pour eux le jugement qu’ils font des grands, [...] et sans considérer les princes comme naturellement supérieurs, [...] ils accordent aux grands de naissance les marques de respect social que demande leur condition, mais sans y attacher d’estime intérieure. [...] Cette attitude est inspirée par l’intérêt bien compris : l’attitude des habiles, contrairement à celle des demi‑habiles, tend à préserver l’ordre social en place, afin d’éviter les guerres civiles. »
« Le plus grand des maux est les guerres civiles. » (LG 87 / Laf 94)



Vos petits yeux ébahis !

Déjà ce n'est pas l'air folichon et en plus quel est le rapport avec l'épilation ? Aucun directement : nous allons réfléchir par analogie. Et si nous imaginions que "les personnes de grande naissance" = l'épilation ! 
« Le peuple honore l’épilation. Les demi‑habiles la méprise, disant que cette pratique esthétique n’est pas inhérente à la société, mais un hasard. Les habiles l'honorent, non par la pensée du peuple, mais par la pensée de derrière. »
Alors :
  • LE PEUPLE : ne pense pas (j'ai fait court pour ne pas faire insultant). 
  • LES DEMI-HABILES : ont compris que l'épilation est une pratique dégradante imposée par la société et la méprise. 
  • LES HABILES : ont compris que l'épilation est imposée par la société et s'épilent quand même (pour éviter la guerre civile).

Maintenant, un petit interview de vous à moi par moi :

VOUS : Je m'épile, je ne vois pas ce que je fais de mal. Pourquoi te retiens-tu de m'insulter ? 
KOPPA : Peuple, réfléchissons et soyons francs : l'épilation n'est pas un acte naturel (puisque autrement vous admettez qu'une femme ne peut être belle par nature) ni un acte de bien être (en fait, c'est de la mutilation -cf. déf. du cnrtl : "ablation accidentelle ou volontaire, retranchement d'un membre ou d'un organe externe qui cause une atteinte grave et irréversible; résultat de cette action"). 

VOUS : N'est-ce pas exagéré de parler d'une guerre civile ? 
KOPPA : Si. Mais Pascal m'a toujours fait rire avec sa guerrecivilophobie (même si en fait ce n'est pas drôle) alors j'ai décidé de garder cette partie pour l'article. 
Je tiens quand même a préciser que certains ont réfléchis au lien entre le patriarcats et l'épilation féminine. 

VOUS : Mais alors... Vous êtes une demi‑habiles ? 
KOPPA : Malheureusement, mon cas est également perdu. Mon regard esthétique s'est déjà formé : je réfléchis mais je ne fais rien (je suis une habile à tendance flexi-demi). J'espère que notre génération prendra conscience du mal que nous nous faisons et que la prochaine génération sera formée de demi‑habiles, prêtes à renverser l'ordre esthétique.


Pour aller plus loin (et devenir au mieux une demi-habile, au moins une habile) :

Nouveau départ ? Roberta et la transexualité

Salut les poneys ! 

Aujourd'hui, après une absence de plus d'un mois, j'ai décidé de reprendre doucement ! En effet, l'article sur les pratiques sexuelles buccales (c'est toujours mieux que "orales") semble avoir fait de moi une source d'interrogations possible (sous-entendu : les gens ont compris que j'avais du temps à perdre) pour cogiter sur des questions exceptionnelles (paradoxale). 

La question du jour nous vient de Apple Bloom ! : « Si un homme homosexuel change de sexe et devient une femme, peut-on dire qu'il est devenu hétérosexuel alors qu'il n'a pas changé de sexualité ? »

Pour comprendre pourquoi la question peut se poser, il nous faut examiner deux points de vue : celui d'une personne externe à la situation qui associe genre biologique et identité sexuelle* (un pénis = un homme ; un vagin = une femme) et celui du vécu. 

* Toute cette histoire de vocabulaire est compliquée (sauf pour les spécialistes et autres TPE). Je vais essayer de ne pas faire d'erreurs en manipulant les termes (en bref, je vais les utiliser le moins possible) ou dans mon raisonnement !

POINT DE VUE EXTERNE
SANS LA DIFFÉRENCIATION DU SEXE DE NAISSANCE ET ET L’IDENTITÉ SEXUELLE 

ILLUSTRATION 1
Pour bien différencier les deux illustrations, j'ai décidé d'y aller à fond dans le cliché bleu/rose.
Les bois de cerf, c'est juste l'inspiration. 

Robert (notre sujet) aime Van Dyck, hipster de profession (qui n'a pas de barbe mais une moustache -absolument pas en accord avec son nom) [ill. 1]. 
Robert, mâle aimant un autre mâle, est donc homosexuel ("qui éprouve une attirance sexuelle pour des individus de son propre sexe"). Lorsqu'il changera de sexe pour devenir Roberta (tout en continuant à aimer Van Dyck), il ne serait donc plus homosexuel mais hétérosexuel. Il y aura donc bien un changement de sexualité [ill. 2]. 

POV DE R. 

Maintenant, mettons nous à la place de Robert. Robert n'a-t-il pas toujours été Roberta ?

ILLUSTRATION 2

Pour Roberta, on passe de l'illustration 2 à... l'illustration 2 ! Bref, quelque part, puisque Roberta a toujours eu le sentiment d'être née dans le mauvais corps à la naissance, elle n'a jamais été homosexuel. 

J'espère que notre joyeux couple vivra heureux malgré le profond trouble d'identité de Van Dyck (renseignez-vous sur sa moustache). 

*

Voila les poneys ! 
S'il y a des Robert-a ou des hipsters dans l’assistance, 
faites-vous vous connaitre et partagez votre expérience ! 

dimanche 20 septembre 2015

Les dernières frasques sexuelles de l'impossible juste

Je sais. A nouveau. L’impossible juste, tel Freddy Krueger*, ne peut s'empêcher de venir hanter nos cauchemars (mais qu'a-t-on fait pour que cela arrive ?) ! C'est ainsi qu'après mon premier article sur lui, Le végétarien ou l'impossible juste, j'avais été prise d'une frénésie destructrice et vengeresse de justice et avais tout mis en oeuvre pour vous révéler la vérité. Bien que je m'étais promise de ne plus parler de l'impossible juste (c'est faux) mais le voici qui réapparaît (en comparaison, il y a bien eu un remake du film Les Griffes de la nuit) ! 
* Je vous parle bien ici des nombreux films avec Robert Englund.

Je tiens tout d'abord a remercier Applejack et Rainbow Dash (anonymat préservé) d'avoir évoqué cette charmante question (ci-dessous), un midi, au cours d'un pique-nique.

Générique de Masters of Sex

LES VÉGÉTARIENS PEUVENT-ILS AVALER LORS
DE PRATIQUES SEXUELLES BUCCALES ?
J'utiliserai des mots latins dans cet article pour vous montrer l'étendue de ma connaissance en terme de choix des langues sur wikipédia scientifique et pour donner l'apparence d'un article sérieux (qui n'utilise pas la méthode HBO : un scénario, du sexe, du sang - j'ai été tenté de mettre du sang à la fin de cet article... gratuitement. Edit : fait). 
Cette question repose sur deux éléments : la définition même de ce qu'est le végétarisme et le mouvement antispécisme qui l'accompagne. Avez-vous appris votre leçon ? Si ce n'est pas le cas, revoyons ensemble vite fait ces deux éléments (wikipédia et son remarquable esprit de synthèse) : 
Le végétarisme : « [...] est une pratique alimentaire qui exclut la consommation de chair animale pour des motivations diverses. »
L'antispécisme : « [...] s'oppose au spécisme qui place l'espèce humaine avant toutes les autres. »

En réfléchissant un peu, on comprend ce qui turlupine certain-e-s végétarien-nne-s ! En effet, l'effusum vaginale et l'eiaculatum étant des liquides biologiques animals (donc humains compris) expulsés du corps lors de l'éjaculation, les végétariens pourraient les exclure de leur régime alimentaire au même titre que la chair. 

En réfléchissant encore, plusieurs questions apparaissent. En effet, peut-on considérer l'effusum vaginale et l'eiaculatum comme de la chair animale ? La question de manger ou non des liquides biologiques expulsés lors de l'éjaculation ne s'est sans doute jamais poser pour les animaux non-humains. 
De plus, le régime végétarien est en parti basé sur les produits laitiers parce qu'ils ne nécessitent pas la mise à mort d'un animal, au même titre que la consommation d'effusum vaginale ou d'eiaculatum. 

Je conclurai cette partie en disant que la pratique de la fellatio ou du cunnilinctus est sans risque pour l’éthique végétarienne. 

Générique de Masters of Sex

LES VÉGÉTALIENS PEUVENT-ILS AVALER LORS
DE PRATIQUES SEXUELLES BUCCALES ?

TOUT se complique lorsque l'on parle des végétaliens. 
A la différence du végétarisme, le végétalisme : « [...] exclut les produits et sous-produits d'origine animale (viandes, poissons, crustacés, mollusques, gélatine, œufs, lait, miel, etc) ». En bref, tout ce qui serait issu de l'exploitation d'un être vivant (dont l'homme - cf. l'antispécisme).

Laissons de côté le côté écologique (et/ou religieux) de la question qui ne nous avance pas pour nous concentrer à nouveau sur l'éthique : la question de l'exploitation. Parce que ce n'est qu'en s'interrogeant sur cette notion que nous parviendrons à répondre à cette épineuse question. 
En effet, en creusant un peu, on se peut arriver à la conclusion que le régime végétalien vient d'un refus d'un rapport de force entre les être vivants (pouvant conduire à la mort d'animaux non-humains) établi par les conditions d'élevage.
Le végétalisme est la conséquence logique de ce refus : il y a une réflexion éthique avant le choix alimentaire. En d'autres termes : un végétaliens n'est pas d'abord quelqu'un qui ne consomme aucun produits et sous-produits d'originale animale mais une personne qui a mûrit ses motivations.

Dans le cas où les végétaliens refuseraient d'avaler l'effusum vaginale et/ou l'eiaculatum pour des raisons purement végétaliennes, on peut en conclure qu'ils considèrent les rapports sexuels (aboutissant généralement à l'éjaculation) comme une exploitation qu'ils ne peuvent cautionner moralement.
Si les végétaliens ne peuvent cautionner moralement l'exploitation des Hommes qui aurait pour but de produire de l'effusum vaginale ou de l'eiaculatum (est-ce que je viens vraiment de dire ce que je viens de dire ?) alors je suppose qu'ils ont dit adieu à la position de la salade (équivalent du lotus - je sors) pour passer à l’abstinence (deuxième option : vivre dans le remord).

Bref, cette question aboutie rapidement à un cul-de-sac (je sais que certain-e-s vont quand même continuer à se torturer pour ça) et puis sérieusement : est-ce vraiment important ?

Je pense que les végétaliens qui continuent de se retourner le cerveau sur cette question sont psychorigides (mon verdict est tombé) : des obnubilés l'antispécisme. Élevant cette notion au rang de sainte loi rigide de leur régime de vie, ils en oublient qu'ils n'entretiennent pas les mêmes rapport avec les hommes et avec les animaux*. 
* les végétaliens zoophiles sont des cas à part puisque, à l’instar des végétaliens violeurs, ils contredisent le principe d'exploitation des autres animaux (humains ou non humains). Je vous renvoie à mon propre article : Votre compagne/on est-elle/il zoophile ?
Je conclurai donc cette partie en disant que végétariens et végétalien-ne-s peuvent s'en donner à cœur joie avec la pratique de la fellatio ou du cunnilinctus

Fried Green Tomatoes
- ah... Ces sanguinaires beignets !

Voila les poneys ! (C'est toujours mieux que « voila les filles (。◕‿-。)✿ ! »)
J'attends maintenant vos réactions et vos témoignages !
- Je rigole (a propos de cette dernière phrase, de l'article et même du blog en général - Youhou !). 

lundi 24 août 2015

Notre société va-t-elle vers la tapettisation ?

Oui. OMG ! Comment j'ai pourri le Groove de l'Empereur je vous ai spoilé la fin de l'article ! 
Je faisais des recherches sur le féminisme (pour mon article Faut-il intellectualiser My Little Pony ? Le cas de Spike) lorsque je suis tombée sur une vidéo intitulée : "Féminisme et tapettisation" (j'ai dû lire la description de la vidéo pour être sûre de comprendre). 
Note pour vous : toujours attendre avant de juger un article à son titre (sauf en cas d'attaque de zombies : n'attendez jamais, le mouvement c'est la vie). 

« La tapettisaquoi ? »

Non, la tapettisation [n°1] n'est pas un virus quelconque qui vous forcerait à applaudir jour et nuit jusqu'à ce que mort s'en suive (inflammation des mains - amputation à la hache* dans un cabane trop glauque - infection - mort dans d'atroces souffrances, dans la même cabane**).
Non, la tapettisation [n°6] n'est pas non plus un virus vous forçant à parler jusqu'à ce que votre langue, bien pendue, enfle. Mort par asphyxie.
En fait, suite à des recherches intensives sur www.doctissiboulot.nihil.com, j'ai fini par comprendre que la tapettisation désigne le fait de devenir une tapette. Ceci explique mes nombreuses erreurs car en premier lieu, qu'est-ce qu'une tapette ? Je dois avouer que malgré mon article dédié aux insultes, je n'ai pas de définition précise en tête ! 

# DÉFINITION 
Tapettisation vient de l'ajout du suffixe -isation, qui désigne un changement d'état (marque l'action), au nom "tapette". Tapettisation serait donc une transformation en tapette (ce que nous savions déjà grâce à www.docticiboulot.nihil.com) !
Selon le Larousse : "tapette" désigne, de façon péjoratif, un homme homosexuel. 
Notre question initiale reviendrait donc à :

LA SOCIÉTÉ VA-T-ELLE VERS L'HOMOSEXUALISATION*** ?

Bulk Biceps de MLP

* Se couper les deux mains à la hache... Est-ce seulement possible ?
** Moralité : mais pourquoi vous êtes-vous entêtez dans cette cabane super glauque ?!
*** Homosexualisation : je pensais que le terme n'existait (mon correcteur d'orthographe est d'accord avec moi) pas mais internet est formidable.

Mais pourquoi avoir utilisé le mot "tapette" plutôt qu'"homosexuel" ?

# KOPPA MENE L’ENQUÊTE : 
- Notre premier indice vient de l'effet recherché : "tapette" est directement lié à un vocabulaire vulgaire et péjoratif tant dis qu'homosexuel est neutre. Mais ne peut-on pas penser qu'un abonné de www.doctissiboulot.nihil.com considérera "homosexuel" comme étant déjà une insulte ? Ce premier indice ne tient donc pas vraiment la route. 
- Notre deuxième indice réside dans la valeur donnée au mot "tapette". En effet, nous avons noté que cette insulte s'adresse particulièrement aux hommes et de façon péjorative. Par expérience, je sais que l'insulte fuse généralement après un effort physique raté (ou quelque chose y ressemblant, ou n'importe quoi en fait ! "Tapette" semble être l'insulte par excellence remplaçant le "fillette" traditionnel*). Il y a donc une remise en cause de leur force physique donc de leur virilité. 

# DÉEFINITION :
Selon Cnrtl, la virilité désigne : 
→ « Ensemble des attributs, des caractères physiques de l'homme adulte » = énergie et courage ; 
→ « Ensemble des qualités (fermeté, courage, force, vigueur, etc.) culturellement attribuées à l'homme adulte » = caractère masculin (note : il faut donc être machiste pour utiliser l'insulte "tapette" puisque ce qui n'a pas caractère masculin est par déduction féminin -or "tapette", se rapprochant du féminin, est une insulte*) ;
→ « Ensemble des attributs virils, sexe masculin » = capacité d'engendrer. 
Le Larousse est plus concis mais Cnrtl est tellement plus drôle !

# L'ENQUÊTE CONTINUE : 
Le modèle tapette s'opposerait donc à l'homme viril, au vrai. 
Mais réfléchissons : ce modèle "homme viril" ne s'est pas construit par rapport au modèle "homme tapette" mais par rapport à un modèle féminin. "L'homme viril" est le contraire du modèle "femme ultra féminine" (je ne connais d'équivalent féminin à "viril" alors "ultra" fera l'affaire). Or, ce modèle de "femme ultra féminine" n'est-il pas désuet ?
Le modèle "homme viril" étant le reflet masculin du modèle "femme ultra féminine" (dans une société machiste), le déclin de l'un devrait entraîner la disparition de l'autre.
Finalement, plus qu'une question d'orientation sexuelle, les conservateurs s'inquiètent pour la survie de deux espèces périmées**. 

* Remplacer "fillette" par "tapette" : est-ce une sorte de conscience féministe ratée ou juste un effet de mode ?
** "Périmés" : je cherchais un synonyme de "désuet" mais Cnrtl m'a sorti une perle !
*** Bulk Biceps : est un très gentil personnage dans MLP. Je m'en voudrais presque d'avoir utilisé son image pour cet article.

Bulk Biceps*** de MLP

# NOTRE SOCIETE VA-T-ELLE VERS LA "TAPETTISATION" ?
Oui (enfin, je l'espère), si l'on réfléchit comme des conservateurs qui ne relient pas forcement le terme "tapette" à celui d'"homosexuel" mais plutôt à une idée de "dévirilisation (machiste)" (cf. Hélène Périvier : « Notre modèle social actuel, c’est M. Gagne-pain et Mme Au Foyer »). 
Non, si l'on reconnait que tapette est une insulte désignant les homosexuels. Y a-t-il plus d'homosexuels aujourd'hui qu'avant ? Je ne pense pas qu'il s'agisse d'un phénomène de mode. 

# LA "TAPETTISATION" EST-ELLE UNE BONNE CHOSE ?
Oui, si l'on considère que si les conservateurs d'un genre dépassé ne sont pas contents par la tournure que prend les choses... c'est que nous sommes sur la bonne voie !
Non, parce qu'utiliser le mauvais terme (une insulte de surcroît) pour décrire un phénomène de société est une erreur (cf. erreur : qui vient de l'ignorance). 

vendredi 1 mai 2015

La trilogie du mot [Part 3] Les communautés néologistes

Part 1
Part 2

C'est un fait connu : certaines personnes aiment appartenir à une (ou plusieurs) minorité
Du coup, au siècle du yolosexuel (la redécouverte des homosexuel/les mais aussi de d'autres modèles -autres que l'hétérosexualité "dominante") les gens en profitent pour marquer leur(s) différence(s). C'est bien, je ne dis pas le contraire. Mais parfois... parfois c'est juste ridicule. Mettre "sexuel" après un mot quelconque pour vous définir ne fera pas de vous des gens formidables ou plus exceptionnels : vous allez juste exprimer avec un mot savant (le mot ?) ce que vous disiez avant en une phrase. 

Une personne chez qui l’intelligence de l’autre provoque une excitation sexuelle - Attirance pour trait de caractère.

Gastrosexuel
"L'homme moderne" - Attirance pour un acquis.
Revoyez vos fantasmes les Jean !

Attirance pour un trait de caractère ou un acquis ? Continuons là-dessus. Dès qu'il y a spécialisation il y a acquis, quant aux traits de caractères... C'est tout et n'importe quoi, pas de quoi en faire des néologismes ! 

Yogasexuel

Mon harem. 

Duvetsexuel
Une personne chez qui le travail manufacturier provoque une excitation sexuelle.

Duvetsexuel
Une personne chez qui la légère pilosité chez autrui provoque une excitation sexuelle (à ne pas confondre avec l'attirance pour les adolescents prépubère).

Mélosexuel
Une personne chez qui la passion pour l'art lyrique provoque une excitation sexuelle.



Borgnesexuel
Une personne chez qui l’absence d'un oeil provoque une excitation sexuelle.

Nasicasexuel
Une personne chez qui le nez pointu provoque une excitation sexuelle.

Hopisexuel
Une personne chez qui les sonorités de cette langue uto-aztèque du Nord provoque une excitation sexuelle.

Dramasexuel
Une personne chez qui le caractère dramatique de la vie provoque une excitation sexuelle.

etc


Et vous, quel yolosexuel(le) êtes-vous ?

Avez-vous déjà été sexuellement attiré(e) par un fabriquant de duvet ?

La trilogie du mot [Part 2] L'asexualité

Il y a pas longtemps je m'interrogeais (attention, cet article est 100% "quotidien koppaesque") à propos de la pansexualité (terme que mon correcteur d'orthographe ne reconnait toujours pas*) et puis, alors que j'avais déjà cet article en tête, j'ai décidé de faire un tour sur mes articles concernant, en gros, l'orientation sexuelle. Les plus assidus auront au passage remarqué la création d'un nouveau libellé : COMPORTEMENT SEXUEL*.

#INTRODUCTION#
#INTRODUCTION#


A côté des articles "loufoques" sur la logique des fantasmes sexuels ou encore, plus récemment, sur la zoophilie, j'ai pu constater que j'avais abordé plusieurs fois la question de la norme du comportement sexuel (c'est du sérieux) notamment à travers la question de la pression d'une société sexuée, du choix traditionnel du couple ou tout simplement par rapport au choix de l'orientation sexuelle.
→ A ce moment là de mon petit discours vous avez le choix entre être intrigué(e) parce que ce blog vous parait plus sérieux qu'il n'y parait au premier abord (j'en suis la première surprise) et ouvrir plein d'onglets en cliquant sur les liens ou juste sur le libellé sur le comportement sexuel (dans ces deux cas vous remonterez jusqu'aux archives de 2013 contenants des articles qui n'ont pas forcement été réédités -c'est un risque pour les yeux) ou alors gentiment hocher la tête et continuer à lire le reste sans vous soucier du développement de la réflexion. En réalité il y a un troisième choix : la mort. 
Bref, j'ai toujours été très théoriquement intéressée par la question du comportement sexuel des gens en société mais tout en gardant la distance d'une observatrice. Pendant un moment, j'ai cru que je m'étais "perdue" dans cette position d'observatrice : que je m'étais un peu déshumanisée moi-même. Pourtant la réponse était là, dès le début, « [l']évidence recherchée, [...] inconnue et pourtant familière », qui flottait paresseusement entre les lignes de mes articles. 

POURQUOI ME SUIS-JE INTERROGÉE ?


Je regarde mes propres articles avec un regard neuf maintenant que j'ai la réponse de la devinette mais comme je l'ai dit : « la réponse ne doit pas venir avant l'énigme et le mot avant le monde ». 

J'essaye en ce moment d'éviter de me laisser porter par l'enthousiasme du « c'était évident ! » et de vous expliquer les nuances de l'asexualité pour vous sortir de votre ignorance parce d'autres l'ont déjà fait et mieux que moi (les liens vers ces sites sont ci-dessous). 

* mon correcteur d'orthographe est maintenant dans entré dans l'ère moderne puisque je viens de l'ajouter moi-même : une petite révolution est en court mes amis !

SOURCES : pour vous renseigner sur l'asexualité je vous propose les sites de base : 
- asexualite.wordpress (cf. orientation romantique) ;
journeeasexualite.tumblr ;
- une image venant du site d'AVA ;
madmoizelle.
Les gifs viennent de la série Masters of sex.

#INTRODUCTION#
#INTRODUCTION#


Et vous, vous êtes vous déjà retourné pour connaitre la réponse ? 
Avez-vous déjà ajouté des mots à votre correcteur d'orthographe ? Pensez-vous que votre correcteur d'orthographe soit encore approprié face aux interrogations personnelles qui nous caractérisent ? Le XXIe siècle est-il celui du retour à soi (selon mon professeur de philosophie de terminale) ? 

La trilogie du mot [Part 1] La devinette

Voici le premier article de "la trilogie du mot" : c'est, en quelque sorte, son introduction (une parenthèse qui a pris son indépendance). Ce n'est pas une suite d'article sur le mot en tant qu'objet linguistique mais sur le mot, celui que vous enfin trouvé après l'avoir eu sur le bout de la langue. Trouver le mot, c'est un peu comme trouver une nouvelle paire de chaussure, enfin à votre taille, qui durera toute votre vie. Le tilt. Il n'y a plus qu'à espérer que vos chaussures vous plaisent. 
o
*
o
« Qu’est-ce qui a des racines que personne ne voit,
Qui est plus grand que les arbres,
Qui monte, qui monte,
Et pourtant ne pousse jamais ? »

Vous l'avez sûrement lue ou entendue dans Bilbo le Hobbit, cette énigme posée par Golum est ici à titre d'exemple. « C'était évident ! » La réponse l'est toujours lorsqu'on la connait parce qu'elle éclaire l'énigme. La réponse est une reconnaissance. La synthèse de ce qui est. Le mot est à la fois la création et le créateur d'une unité. Un mot n'est jamais qu'un mot parce qu'un mot n'est jamais une rose absente de tout bouquet. 

La montagne

Cependant la réponse ne doit pas venir avant l'énigme et le mot avant le monde. La montagne est « ce qui a des racines que personne ne voit ». Je suis. Je suis à la fois la montagne et celle qui a des racines. Je suis l'énigme et la réponse. Je suis l'évidence recherchée, celle qui m'est inconnue et pourtant familière. 

Shingeki no Kyojin
Réflexion : La trilogie du mot [Part 3] Les communautés néologistes

Et vous, votre vie a-t-elle déjà changé après la découverte d'un seul mot, comme éclairée par un jour nouveau ?
Pourquoi les géants ? Pourquoi la vie ?
Que pensez-vous de la "trilogie du mot" ? Comment avez-vous compris cet article ? 

dimanche 19 avril 2015

Philosophie de notre orientation sexuelle

Je ressors un article resté depuis une bonne semaine en brouillon (sans raison, juste une hésitation) : 

Aujourd'hui je souhaiterai revenir sur l'illusion du dilemme cornélien que j'évoquais en octobre dernier dans "Finite Incantatem ou le choix d'Andromaque" car ma réflexion à le temps d'infuser (elle est donc devenue plus marquée tout comme l'eau est devenue plus trouble -paradoxe ?).
La dernière fois déjà j’évoquais l'idée que notre façon de faire des choix peut autant s'appliquer à l'histoire d'Andromaque qu'à notre orientation sexuelle (je ne vous parle pas du comportement). En d'autres termes : que nous sommes fidèles à nous-même, à la construction de notre monde

Dans ce cas, que penser de la pansexualité (que mon correcteur automatique ne reconnait pas) ? 
Contrairement aux autres mouvements, la panseuxalité est « carrément badass » (désolé, ça m'a échappé) ne se caractérise pas par la reconnaissance du sexe ou du genre mais par le refus de la voie. Dans les actes, il n'y a aucune différence entre un pansexuel et un bisexuel car toute la réflexion se situe a priori, dans le dépassement des questions futiles. La pansexualité, c'est « carrément badass » c'est un peu la reconnaissance de l'être avant la reconnaissance de son genre. Plus qu'une orientation, la pansexualité est une philosophie du je-m'en-foutisme. 
En gros : être pansexuel, c'est un peut comme passer par le portail en regardant les autres cogner contre la barrière tout en faisant un doigt d'honneur à la catégorisation.



Et vous, que pensez-vous de la pansexualité ? 
Une récente réflexion m'a amené à faire la différence entre pansexualité et panromantisme (peut-être un futur article), pensez-vous que la pansexualité existe (personne ne sera lapidé pour avoir eu une opinion) ?

dimanche 4 janvier 2015

Mes problèmes de couple

Titre accrocheur n'est-ce pas ? Surement que certain(e)s auront haussé un sourcil (très classe) mais voila : pendant que vous mangez votre boudin blanc, je boude (je n'aime pas le boudin : c'est dégueulasse, à notre époque c'est fait n'importe comment et pourtant on y a le droit chaque année -et en plus ça rimait alors bon). Bref, lorsque je boude : 
- ça ce voit (c'est un boudage revendiqué) ; 
- je ne fais rien d'autre à côté (il faut s'avoir bouder efficacement). 
Ces deux éléments assemblés, il ne me reste qu'une chose à faire qui ne se remarque pas (pour bien bouder, ne faire que bouder) : cogiter. Donc pendant que vous mangez votre boudin blanc, je cogite. 
Et en ce moment des idées ici et là sont venus arroser le germe d'un article : celui-ci

J'en profite pour mettre une photo de germe parce que c'est joli. J'aurai pu mettre une image de boudin. 

Cette longue introduction sur le boudin est un peu abusée me direz-vous mais ne sous-estimez pas le pouvoir des bonnes accroches ! Bon d'accord... elle est un peu abusée, je l'admet. Mais si je tourne autour du pot, c'est le couple ressemble à un cercle parfait : comment commencer mon article sur le sujet alors que rien ne semble dépasser du concept ? Avec un petit carré j'aurai pris un des coins mais le couple est bien rôdé. 
Peut être devrais-je recommencer là ou je me suis arrêtée : mes problèmes de couple. 
Haussement de sourcils chez les connaisseurs de Koppa. Je vais essayer d'être claire dans ce qui va suivre. 

Dans une récente conférence gesticulée* sur l'homosexualité, le gesticulateur à abordé, sous l'angle de son expérience personnelle mais un discours englobant toute personne vivante n'ayant pas été frappée de mortalité infantile, la question de la construction de l'identité sexuée
J'entend d'abord par là l’identifié en tant qu'homme ou femme par rapport au sexe opposé.  
Pierre Tap définit le concept d'identité comme « ce qui me rend semblable à moi-même et différent des autres, c’est ce par quoi je me sens exister en tant que personne et en tant que personnage social (rôles et fonctions), ce par quoi je me définis et me connais, me sens accepté et reconnu comme tel par autrui, mes groupes et ma culture d’appartenance » **
La construction de l'identité sexuée marque en effet un tournant très important dans la construction de l'identité générale durant l'enfance. Elle se fait par rapport au sexe opposé par une démarcation féminin/masculin plus ou moins encouragée par l'éducation. C'est à partir de cette démarcation que peut découler les premières amourettes de collèges en tant que féminin/masculin, etc.

Ainsi on peut dire que la construction de l'identité sexuée se fait par négation.
Exemple : Prince est un humain et la société lui montre qu'il y a deux genres d'humain : homme ou femme. Prince choisit donc homme parce qu'il est Prince. Prince va chercher l'autre qu'il n'est pas : Princesse. Couple.


J'ai toujours considéré que les amourettes de collège étaient inutiles car elles avaient un terme proche donc qu'elles étaient une perte de temps (déjà au collège j'étais assez pragmatique). Cette pensée n'a pas évoluée durant mes années de lycée. Me voila donc maintenant (je vous passe les détails) : un ovni. 
J'ai acquis par mon refus de l’expérience un intérêt très scientifique pour la question. Trop sûrement. Ce regard extérieur m'a permis de considérer plus d'options que le modèle unique du couple comme : 
- rien ; 
- l'amitié ; 
- la colocation entendue ; 
- le couple communautaire... 
Bref : je ne suis pas partie sur ce que le couple apportait mais sur ce que devait apporter la vie commune. Le couple n’apparaît pas alors comme THE modèle. 


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« - [...] J'en ai tiré le conclusion que c'était quand même une création extraordinairement assez artificielle : qui a décrété qu'on doit vivre avec quelqu'un ? » demande Yasmina Reza lors d'un interview. « Il y a quelque là de vraiment étrange. Et pour certains isolés je pense que le couple est terriblement nocif. La vision du couple.
- C'est le grand mensonge contemporain, le couple ?
- [...] Disons que c'est une mythologie sur laquelle il faudrait vraiment revenir parce que c'est une mythologie qui est presque un dictât : c'est une mythologie totalitaire qui rend très malheureux les gens qui n'arrivent pas, qui ne peuvent pas ou qui ne sont pas pour X raison embringués dans cette mythologie. Et moi j'ai vraiment envie de leur dire : mais soyez très heureux comme ça, tout va bien, tout va très bien sans être en couple. [...] [Le couple] n'est pas un modèle, ça n'est pas le modèle. » ***
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Pourtant l'expression "vieille fille" parle d'elle-même. Pourquoi la société tient-elle tant à nous voir en couple ? De là se pose la question de l'importance de l'identité sexuée : une personne qui n'est pas en couple n'est pas définie par son opposé. 
De la création de l’identité sexuée sociale on passe à la création de l’identité sexuelle sociale. Même les homosexuel(le)s (qui peuvent apparaître comme des contre-exemples) se sont définit, à partir de leur identité sexuée sociale, une identité sexuelle sociale.
Il est claire que la majorité de la société (en couple) ne se préoccupe ni du comment ni du pourquoi. Ils devaient aimer et être en couple : c'est chose faite.

Le discours de Yasmina Reza sonne donc particulièrement juste, surtout lorsqu'elle parle de la « mythologie totalitaire » du couple. Plus qu'une mythologie, le couple semble contenir le but ultime des hommes : L'AMOUR. Cette réduction est injustifiée quoi que sûrement partiellement vraie.
Pourquoi le couple doit-il apparaître comme la voie ?
« [...] C'est une mythologie totalitaire qui rend très malheureux les gens qui n'arrivent pas ». Par expérience personnelle, je donne raison à Yasmina Reza. Pour certaines personne, le fait que l'on ne soit pas en couple semble être le drame de notre vie (ah bon ? -et quand bien même cela le serait, quel poids doit-on donner à l'influence de cette opinion sur notre vie ?). Inutile de préciser que leur regard se font lourds, voir accusateurs.

La tête que je fais lorsque je ne suis absolument pas d'accord. 

Il y a tellement à dire sur le couple. Je vous passerez la logique de la fidélité (pour un autre article peut être) et resterai concentrée sur la voie du couple.

Il n'y aura de pas de manifestations pour ceux qui n'ont pas choisit la voie du couple. D'ailleurs ceux-la ne sont condamner qu'à devenir la tante bizarre ou l'oncle déprimant. Je trouve que l'image qui nous est renvoyée est vraiment très étrange : elle est un reflet de nos craintes.
Finalement la voie du couple ne sert-elle pas qu'à échapper à la solitude ? Ou bien à s'intégré dans une société ou tout doit être normé, jusqu'à votre identité sexuelle sociale ? Mais faite de la logique quotidienne bon sang ! 
Cela dit je n'ai rien contre les couples. Seulement je trouve que Yasmina Reza à raison et bien que je donne beaucoup mon opinion dans cet article je pense que l'interview résume TOUT.

L'image d'un couple ayant été censurée, vous avez le droit à un gif super bizarre. 

Cet article est fini bien qu'il lui manque ce je-ne-sais quoi dans ma réflexion qui me parait très clair mais qui résulte d'un ensemble dans ma tête (et comme retranscrire toute ma tête serait trop long...). 
Je vous invite donc à relire attentivement l'interview de Jasmina Reza, voir à réécouter l'émission*** ainsi qu'à vous poser des questions à partir de ce qui à été dit pour prolonger la réflexion (n'hésitez pas à m'en faire part). Mais surtout : comprenez et acceptez que la voie n'existe peut être pas. La voie est une illusion (cf. le lien vers mon autre article)

Enfin vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour vous renseigner sur ce qui m'a poussé à faire cet article : 
*** l'émission du samedi 22 novembre 2014, 29:00, LA VIE EST UN JE : Yasmina Reza, première partie (disponible en podcasts jusqu'au 17/08/2017) ;
* la conférence gesticulée sur l'homophobie : paroles d'un père homosexuel ;
** la construction sociale de l’identité sexuée chez l’enfant (j'avoue ne pas avoir tout lu).

Et vous, pensez-vous que ce gif soit bizarre ? 
Que pensez-vous de l'expression de Yasmina Reza ?
Avez-vous déjà réfléchi à la question de la construction de l'identité sexuée ?

dimanche 7 décembre 2014

Votre compagne/on est-elle/il zoophile ?

Amor omnibus idem

Sans arrière-pensée. 

L'article posant la question  "Edward Cullen entretient-il 
une relation zoophile avec Bella ?" est l'accroche de cet article. 


Sous cette question saugrenue et un peu provocatrice se cache en réalité une réflexion sur notre conception de l'homme et de sa nature, à savoir peut être (suspense) animale. Répondre à cette question demande donc quelques notions en étymologie ainsi qu'en philosophie.
+ du bon sens, de l'humour et un esprit ouvert à toutes propositions (dans le cadre de cette réflexion, je vous conseille Meetig ainsi que quelques sites de rencontres particuliers pas vraiment légaux - pour comparer les expériences) ! 

◤ Qu'est-ce que la zoophilie ? ◢

Étymologie : zoo (animal) - philie (amour) : paraphilie dans laquelle un animal est l'objet du désir. Dans le sens commun, il est donc question d'une personne humaine qui entretient des relations sexuelles avec des animaux, qui ressent une attraction physique pour eux.

◤ Peut-on dire d'une relation entre animaux qu'elle est zoophile ? ◢

Reprenons. Étymologie : zoo (animal) - philie (amour) : paraphilie dans laquelle un animal est l'objet du désir.
Donc un animal désirant un autre animal est par conséquent zoophile. 
Tout comme on peut dire d'un humain désirant un autre humain qu'il est philanthrope. 

◤ L'homme est-il un animal ? ◢

La question à de nombreuse fois été abordée en philosophie : existe-il une différence entre les hommes et les animaux ?

Descartes, Traité de l'Homme : le philosophe distingue l'homme de l'animal. Il définit ces derniers comme des "animaux-machine".
« Je désire » dit-il en parlant des animaux « […] que vous considériez que ces fonctions* suivent toutes naturellement en cette machine, de la seule disposition de ses organes, ni plus ni moins que font les mouvements d'une horloge, ou autre automate, de celle de ses contrepoids et de ses roues ; en sorte qu'il ne faut point à leur occasion concevoir en elle aucune autre âme végétative, ni sensitive, ni aucun autre principe de mouvement et de vie, que son sang et ses esprits, agités par la chaleur du feu qui brûle continuellement dans son cœur, et qui n'est point d'autre nature que tous les feux qui sont dans les corps inanimés »
* la digestion des viandes, le battement du cœur et des artères, la nourriture et la croissance des membres, la respiration, la veille et le sommeil, etc. 
A l’inverse, l'homme serait une créature qui porte en elle la marque de l’infinité de Dieu.



Pourtant de nombreux penseurs se sont opposés à cette pensée comme (merci wikipedia) Arthur Schopenhauer, Jeremy Bentham, Albert Schweitzer ou, plus récemment, de Peter Singer (ma fierté est sauve, je connaissais déjà les arguments de ce dernier). 

La Fontaine, Discours à Madame de La Sablière : 
« Qu'est-ce donc ? - Une montre. Et nous ? - C'est autre chose. »
Cette critique ironique suffit à résumer (pour cet article) les reproches faites à la théorie de Descartes.



Qui plus est, comment pourrait-on parler de zoophilie si l'animal est une machine ? Le titre de cet article serait alors "Votre compagne/on est-elle/il mécaniphile ?". Ce n'est pas le cas. Il est donc dans notre intérêt de considérer que l'homme n'est pas différent d'un animal donc que l'homme est également un animal.

Rappelons également que l'écart homme/animal est très relatif lorsque l'on sait que nous partageons plus de 99% de notre ADN avec les chimpanzés et les bonobos (à titre d'exemple).

Si l'homme est un animal cela donne :

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HOMME → ANIMAL = ZOOPHILE
Mais également que : 
HOMME → HOMME = ZOOPHILE
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◤ Etes-vous zoophile ? ◢

[TEST 1] Cochez les cases qui vous correspondent : 
□ Vous avez encadré l'estampe de Hokusai, Le Rêve de la femme du pêcheur (1814) dans votre chambre. 
□ Il vous arrive de fredonner le refrain d'Ophélie de Jad Wio*.  
□ Votre chat à porté plainte pour harcèlement sexuel. 
→ Si vous avez coché les trois cases, vous correspondez aux critères du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1980) qui diagnostiquent la zoophilie ; ce manuel est la référence psychiatrique américaine et mondiale en matière de troubles mentaux.


[TEST 2] Cochez les cases qui vous correspondent : 
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle une femme. 
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle un homme. 
→ Si vous avez coché les deux cases ou une des deux cases, le verdict est : vous êtes zoophile (selon les explications de tout à l'heure -logique). 

[TEST 3] Cochez les cases qui vous correspondent : 
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle un fruit. 
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle un légume. 
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle une tomate (mais vous ne savez pas si c'est un fruit ou un légume).
→ Vous êtes vegetophile. 

[TEST 4] Cochez les cases qui vous correspondent : 
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle une pierre.
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle une pierre d'achoppement (petit masochiste !). 
□ Vous avez déjà désiré de manière sexuelle votre grille-pain. 
→ Vous êtes... Trop bizarre ! 

Sexy, n'est-ce pas ? 

Si vous avez coché des cases dans les catégories : 1 et 2, vous n'êtes que zoophile (rassurez-vous, vous faîtes partie de la majorité). 
Si vous avez coché des cases dans les catégories : 1 et/ou 2 mais aussi 3 et/ou 4, on peut dire que vous êtes toutphile. 

◤ Existe-il une exception ? ◢

Si vous êtes une patate et que vous désirez de manière sexuelle les catégories 3 et 4, vous n'êtes pas zoophile. 


Dans l’un des mythes grecs de transformation les mieux connus, Daphné se transforme en laurier pour échapper aux poursuites d’Apollon. On peut donc dire que Apollon quitte son statut de zoophile dans cette aventure. Ou pas en fait puisqu'il s'agit de se transformer en arbre pour lui échapper parce que Apollon n'aime pas les arbres. Zut ! Il ne s'agit en fait pas d'une exception ! 

◤ Alors... Votre compagne/on est-elle/il zoophile ?  ◢

OUI. Si vous êtes désiré sexuellement par votre compagne/on, alors celle-ci/celui-ci est zoophile. 
OUI. Dans d'autres conditions (voir [test 1]). 
NON. S'elle/il est asexuel. 

N'hésitez pas à me faire part de vos résultats (des grilles-painphile lisent-ils mon blog ?)

/SOURCES/

mercredi 22 octobre 2014

Finite Incantatem* ou le choix d'Andromaque

* Dans la saga Harry Potter, Finite Incantatem interrompt l'effet des sortilèges en cours (c'est de l'interarticlité si vous avez la mémoire courte -avec Confudo).


Bref, en manque d'imagination et mes nerfs ayant déjà trouvé une distraction, je vais ressortir un ancien projet resté au tiroir : 
FAISONS DE LA LOGIQUE QUOTIDIENNE. 

Un peu dans le même genre que l'illustration ci-dessus mais avec des portes (non, pas avec des pièces de puzzle). 

Imaginez les choix que vous avez à faire comme des portes, représentant des possibilités. Disons, deux (comme un dilemme cornélien). Que faire ? Nous allons explorer les différentes possibilités. 

CAS N°1 ET N°2 : un choix est fait, l'autre rejeté. 


CAS N°3 : le choix de la totalité

CAS N°4 : le non-choix

CAS N°5 : comprendre que « la cuillère n'existe pas ». 


Il n'y a pas de portes (bon, j'ai quand même illustré avec une porte mais c'est pour montrer que c'est du pareil au même), le dilemme cornélien est une illusion. 

CAS N°5

Ces portes peuvent illustrer votre penchant sexuel. Vous vous rendrez ainsi compte que hétérosexualité (CAS N°1) et homosexualité (CAS N°2) sont les deux opposés du même cercle (et tout les opposés se rejoignent). Que la bisexualité (CAS N°3) c'est sympa mais que la panséxualité (CAS N°5) c'est carrément badass (cf. Capitaine Jack Harkness). 

Je trouve qu'avec des portes, ça créé moins d'histoire.

Ces portes peuvent également illustrer combien Andromaque est stupide : 
CAS N°1 ET CAS N°2 : le dilemme cornélien (même s'il s'agit d'une pièce de Racine) que lui propose Phyrrus ;
CAS N°4 : la sortie au dilemme cornélien, le refus de choisir (donc sa mort -mais une mort libre)
CAS N°5 : Eveil-toi Andromaque !
On peut refaire le tableau avec Oreste.
Conclusion : aucun personnage de tragédie ne s'est jamais éveillé. Quelle tristesse ! 

Ton subconscient, plus éveillé que toi, mais que tu as enfermé par jalousie. 
A retenir : ne pensez pas que seul le CAS N°1 et CAS N°2 existent.